Côte d’Ivoire : l’océan dévaste des établissements touristiques à Grand-Bassam

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Le lundi 14 août, les propriétaires d’hôtels et de restaurants à Grand-Bassam ont fait face à un réveil brutal. Les grandes marées ont frappé pendant quatre jours, causant d’importants dégâts. Des piscines ont été dévastées, les restaurants inondés, et même des palmiers ont été déracinés. Certains établissements sont désormais inaccessibles au public.

Sur la plage, trois grands palmiers gisent sur le sable, prêts à être emportés par l’océan. Des blocs carrelés sont échoués un peu plus loin, vestiges de la piscine du Kanmindié. Il y a quelques jours à peine, cet établissement accueillait des vacanciers venant d’Abidjan et d’ailleurs. Hervé Daly, son propriétaire, observe les dégâts avec impuissance : « Nous avions une zone de 30 à 60 mètres où les clients venaient se détendre. Mais la mer est venue tout dévaster et creuser profondément. Nous avions cinq paillotes, certaines en paille, d’autres en tuiles. Elles ont toutes été envahies et emportées par la mer. »

Une cliente de passage visite les lieux en vue de l’organisation d’un futur séminaire d’entreprise. Cependant, en voyant la situation, elle décide d’annuler complètement ses plans :

« Tout l’investissement, la beauté des lieux, l’ambiance agréable… Tout est parti dans la mer. L’endroit est méconnaissable, complètement dévasté. Nous ne savons pas comment nous allons pouvoir organiser quoi que ce soit. Les arbres sont arrachés, l’espace qui pouvait accueillir beaucoup de personnes n’est plus sûr. Tout cela est vraiment effrayant. » Le long de la côte, le long de la route d’Azuretti, particuliers et acteurs du tourisme subissent des dommages matériels. La villa « Zion River », appartenant à Alpha Blondy, est attaquée par les vagues, tandis que la Maison de la Lagune a perdu sa piscine et son restaurant de plage. « Les clients sont partis, ils ont annulé leurs réservations. La déception est totale. Nous avions des réservations pour la CAN. Mais malheureusement, avec cette situation, nous ne pouvons accueillir personne », confie un professionnel.

Ces fortes marées sont en phase avec la saison, mais les activités humaines, telles que la construction de ports ou la surexploitation du littoral, aggravent le phénomène d’érosion côtière.

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