La NSIA Banque et le fonds d’investissement AATIF (Africa Agriculture and Trade Investment Fund) ont renouvelé leur convention de financement visant à étendre le portefeuille de la NSIA en Côte d’Ivoire. La signature de cette convention a eu lieu le mardi 19 septembre à Abidjan.
Michael Hoelter, directeur du département Investissements Durables d’AATIF, et Sékou Sanogo, directeur des Finances, Comptabilité et Consolidation du Groupe NSIA, représentant Léonce Yace, DG de NSIA Banque CI, ont signé cet accord en présence de Doris Koehn, présidente du conseil d’administration du fonds AATIF.
Ce financement prend la forme d’une dette senior d’un montant de 20 millions d’euros (environ 13,1 milliards FCFA – 21,398 millions $) avec une échéance de cinq ans. Les fonds seront débloqués en une seule tranche à partir d’octobre 2023 et permettront à NSIA Banque CI de renforcer son soutien aux acteurs de la chaîne de valeur agroalimentaire en Côte d’Ivoire, notamment ceux impliqués dans la production, la transformation, la mécanisation, la distribution et les énergies renouvelables.
Sékou Sanogo, directeur des Finances du Groupe NSIA, a souligné l’importance de ce partenariat dans le contexte de la vision stratégique de l’État ivoirien visant à développer l’agro-industrie pour transformer durablement l’économie. L’agriculture contribue à près de 30 % du PIB en Côte d’Ivoire et emploie environ 45 % de la population active. Toutefois, moins de 5 % des produits agricoles sont transformés avant leur exportation, un défi que le gouvernement ivoirien cherche à relever grâce à des programmes tels que le Programme national d’investissement agricole (PNIA).
Doris Koehn, présidente du conseil d’administration d’AATIF, a encouragé les banques à soutenir davantage le secteur agro-industriel pour atteindre l’autosuffisance alimentaire en Côte d’Ivoire.
Ce renouvellement de l’accord intervient quatre ans après la première phase de la convention, signée en mars 2019, qui a permis d’obtenir un prêt de 31,959 millions de dollars sur une période de cinq ans. Ce prêt avait été divisé en deux tranches, dont la première tranche de 18,188 millions de dollars avait été débloquée immédiatement.




