Sénégal : un production record se profile à l’horizon pour le maïs hybride

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Les membres de l’interprofession « Imaïs » ont récemment entrepris un voyage à travers la région naturelle du Sénégal Oriental pour inspecter les champs de maïs hybride qu’ils soutiennent. Leur visite à Tambacounda et Kédougou a été accueillie avec enthousiasme par les producteurs locaux, convaincus des rendements prometteurs grâce à la qualité des semences fournies par « Imaïs ». Cependant, plusieurs problèmes potentiels tels que l’équipement, les prix de vente et les installations de transformation pourraient compromettre les efforts des producteurs.

La culture du maïs gagne en popularité parmi les jeunes de la région naturelle du Sénégal Oriental. Des superficies considérables, 4 102 hectares de maïs en semences hybrides et 2 768 hectares en semences certifiées, ont été consacrées à cette culture dans des zones comme Madialy, Médina Mamoudou, Damboukoye, et Trypano. Les cultures se sont bien développées, et les producteurs espèrent obtenir en moyenne 4 tonnes par hectare. Yaya Cissokho, élève en classe de seconde de Médina Mamoudou, a exprimé son optimisme quant à la possibilité de gagner de l’argent grâce à la culture du maïs pendant les vacances. De même, Seydou Cissokho, étudiant originaire de Madialy, prévoit d’augmenter la superficie cultivée l’année prochaine grâce à la qualité des semences fournies par « Imaïs », ce qui contribuerait à leur sécurité alimentaire et aux revenus.

Cependant, pour maintenir et augmenter cette tendance, des mesures d’accompagnement sont nécessaires. Papa Banda Dièye, président national du collège des producteurs de maïs, a salué la croissance de la superficie cultivée, mais a souligné que des investissements dans l’équipement, tels que des semoirs, des tracteurs et du matériel de récolte, ainsi que des facilités pour l’accès à la terre, sont indispensables. Il a également noté l’importance de la rotation des cultures entre le maïs et l’arachide pour améliorer les rendements. Il a exhorté l’État à agir en janvier et février pour identifier les producteurs, leur fournir le matériel nécessaire et les intrants appropriés, et a souligné la nécessité de fédérer les initiatives en agriculture.

Les membres de l’interprofession « Imaïs » ont également soulevé la question des prix pratiqués sur le marché mondial, qui ne sont pas favorables aux producteurs sénégalais. Gnima Diaïté, présidente de l’interprofession, a souligné que les coûts élevés des intrants et de la main-d’œuvre locale se répercutent sur les prix de vente. Elle a appelé l’État à faire des efforts pour soutenir l’industrie du maïs. Michel Ngor Faye, représentant des industriels, a noté que les prix pratiqués au Sénégal sont plus élevés que sur le marché international en raison du manque de subventions. Il a appelé l’État à fournir un soutien financier pour aider à acheter toute la production de maïs.

Au sein de l’interprofession « Imaïs », les transformateurs ont également exprimé leurs préoccupations. Ils ont souligné le besoin de matériel de transformation de nouvelle génération, qui est plus performant, et ont appelé à des subventions de l’État pour accéder à ce matériel. Ils ont également suggéré la création de boutiques de référence dans les 45 départements pour les produits transformés, afin d’assurer la qualité des produits transformés.

Enfin, dans le département de Saraya, connu pour son activité minière, Sambou Danfakha, membre du bureau national des producteurs de maïs, a souligné le besoin d’encourager l’agriculture durable pour aider à résoudre les problèmes d’insécurité alimentaire. Il a noté le potentiel existant dans la région pour la culture du riz. Il a également appelé à l’aménagement des terres et à la fourniture de petit matériel pour exploiter pleinement les terres disponibles.

La tournée nationale des membres de l’interprofession « Imaïs » a mis en lumière les opportunités et les défis liés à la culture du maïs dans la région naturelle du Sénégal Oriental, tout en appelant à une action concertée pour stimuler la production et soutenir les producteurs.

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