Le gouvernement nigérien a approuvé cette semaine l’évaluation et les plans de gestion des niveaux de radiation pour le projet d’uranium de Madaouela, marquant une étape cruciale vers le démarrage des opérations minières. GoviEx Uranium, la compagnie minière en charge du projet, a reçu un certificat validant les études radiologiques de base nécessaires pour le début des activités.
Contexte et enjeux
Cette approbation intervient dans un contexte de discussions intenses entre GoviEx Uranium et le gouvernement nigérien concernant le calendrier de démarrage des opérations minières. En avril, le gouvernement avait menacé de retirer le permis d’exploitation de GoviEx si la production ne commençait pas avant le 3 juillet 2024. Bien que la compagnie ait initialement prévu le démarrage pour 2025, des négociations sont en cours pour trouver un compromis, d’autant plus que le prix de la livre d’uranium oscille entre 90 et 100 dollars depuis début 2024, un niveau cinq fois supérieur à celui de 2016.
Importance du projet Madaouela
Le projet de Madaouela nécessite un investissement initial de 343 millions de dollars et a le potentiel de produire 50,8 millions de livres d’uranium sur une période de 19 ans. Ce développement est crucial pour le Niger, où le combustible nucléaire constitue un produit d’exportation clé. En 2020, le secteur extractif représentait 7,6 % du PIB et 6,52 % des recettes de l’État, selon les données de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE) de 2022.
Perspectives et implications
Avec l’approbation des plans de gestion des radiations, GoviEx Uranium peut désormais avancer vers le démarrage des opérations minières, sous réserve de l’aboutissement des négociations avec le gouvernement. La mise en service de la mine de Madaouela pourrait renforcer la position du Niger sur le marché mondial de l’uranium, stimulant ainsi l’économie nationale et augmentant les recettes d’exportation.




