Malgré les progrès enregistrés ces dernières années, les femmes demeurent largement sous-représentées dans le secteur énergétique africain, en particulier aux postes techniques et décisionnels. Les écarts persistent en matière d’accès à l’emploi qualifié, à la formation spécialisée et aux fonctions de leadership, alors même que l’énergie est identifiée comme un levier central du développement économique et social du continent.
C’est dans ce contexte que la plateforme Women in Energy Network-Africa (WEN-Africa) tient depuis le mardi 13 janvier 2026 à Lomé une rencontre régionale consacrée à la réduction des inégalités de genre dans le secteur de l’énergie. Organisé autour du thème « Répondre aux inégalités de genre dans l’énergie : partenariats pour la durabilité », l’événement s’achève ce mercredi 14 janvier.
Une plateforme de dialogue entre institutions et acteurs du secteur
La rencontre rassemble des partenaires institutionnels, des décideurs publics et des acteurs clés du secteur énergétique africain. Plusieurs panels sont consacrés à la présentation de la mission, des objectifs et des premières réalisations de WEN-Africa, une initiative portée par la Banque mondiale, ainsi qu’au partage d’expériences et de bonnes pratiques issues de différents pays.
Les discussions portent notamment sur les bénéfices de l’adhésion à la plateforme, les mécanismes de coopération existants et l’impact des partenariats multisectoriels dans la promotion de l’égalité de genre au sein du secteur énergétique en Afrique subsaharienne.
Parmi les personnalités présentes figurent Kwawu Gaba, directeur sectoriel de l’énergie à la Banque mondiale, et Robert Koffi Messan Eklo, ministre délégué chargé de l’Énergie et des Ressources minières du Togo.
Renforcer la voix et les capacités des femmes dans l’énergie
Pour la Banque mondiale, WEN-Africa se positionne comme un outil structurant pour corriger des déséquilibres persistants. « Cette initiative constitue une plateforme permettant d’amplifier la voix des femmes dans la politique énergétique, la planification et les opérations, de renforcer les capacités techniques et de leadership des professionnelles du secteur, et de favoriser des partenariats qui accélèrent le développement énergétique inclusif et durable », a souligné Kwawu Gaba.
Au-delà de l’emploi dans le secteur énergétique, la plateforme vise également l’autonomisation économique des femmes et des jeunes. L’accès à une énergie fiable et abordable est présenté comme un facteur clé pour le développement des activités génératrices de revenus, l’amélioration des résultats en matière de santé et d’éducation, ainsi que le soutien à l’innovation locale.
Une transition énergétique à rendre inclusive
Du côté des autorités togolaises, la tenue de cette rencontre à Lomé est perçue comme un signal politique fort. « En nous réunissant ici, nous faisons un pas collectif pour garantir que la transition énergétique de l’Afrique soit non seulement propre et résiliente, mais aussi inclusive, en accordant toute sa place aux femmes », a déclaré le ministre délégué à l’Énergie.
Lancée en février 2024, WEN-Africa s’inscrit dans une dynamique plus large visant à aligner transition énergétique, inclusion sociale et développement durable. En mettant l’accent sur les partenariats et le renforcement des capacités, la plateforme entend contribuer à une transformation structurelle du secteur énergétique africain, où les femmes ne seraient plus marginales, mais pleinement actrices des choix techniques, économiques et politiques.




