Le Ghana et la Chine ont signé un accord de financement de 30 millions de dollars destiné à soutenir la construction d’une université à Damengo, une localité du nord du pays. L’annonce a été faite par le ministère ghanéen des Finances le mardi 20 janvier 2026.
L’accord a été paraphé par le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, et l’ambassadeur sortant de Chine au Ghana, H.E. Tong Defa. Au-delà de la dimension éducative du projet, la cérémonie a été l’occasion pour les autorités ghanéennes de remettre au centre du débat la question des mécanismes de règlement des échanges commerciaux entre les deux pays.
Selon les informations relayées par le ministère sur le réseau social X, Cassiel Ato Forson a insisté sur la nécessité d’approfondir la coopération économique bilatérale en réduisant les pertes liées aux conversions de devises. Il a notamment indiqué que le Ghana souhaitait explorer l’utilisation du cedi ghanéen et du renminbi (RMB) pour le règlement des transactions commerciales avec la Chine.
Pour le ministre, le recours systématique à des devises tierces, en particulier le dollar américain, apparaît peu efficient dans le cadre d’échanges directs entre Accra et Pékin. Une telle approche, a-t-il souligné, pourrait contribuer à réduire les coûts de transaction, limiter l’exposition aux fluctuations de change et renforcer la résilience financière du commerce bilatéral.
Cet accord financier s’inscrit ainsi dans une double dynamique : d’une part, le renforcement des investissements chinois dans les infrastructures éducatives au Ghana ; d’autre part, une réflexion plus large sur l’évolution des modalités de paiement dans les relations économiques sino-ghanéennes, dans un contexte où plusieurs pays émergents cherchent à réduire leur dépendance aux monnaies de référence internationales.




