Les obligations adossées au Fonds commun de titrisation de créances (FCTC) Sonabhy 8,1 % 2025-2031 sont désormais officiellement cotées et négociables à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM). La première cotation a eu lieu le jeudi 22 janvier 2026, marquant une première historique pour le Burkina Faso, qui voit l’un de ses fonds de titrisation admis à la cote du marché financier régional.
Cette admission constitue une étape importante pour le développement des instruments financiers structurés dans l’UEMOA, et témoigne de l’essor progressif de la titrisation comme levier de financement alternatif pour les entreprises publiques et parapubliques.
Une levée de fonds supérieure à l’objectif initial
L’opération fait suite à une émission réussie menée par la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (Sonabhy) en juillet 2025. Initialement fixée à 30 milliards FCFA, la levée a finalement permis de mobiliser 34,344 milliards FCFA, soit 114 % du montant visé, reflétant un fort appétit des investisseurs et une confiance notable dans la signature burkinabè.
Les obligations offrent un taux d’intérêt attractif de 8,1 % sur une maturité de six ans, couvrant la période 2025–2031.
Un financement stratégique pour la sécurité énergétique
Les fonds levés sont destinés au financement d’infrastructures de stockage d’hydrocarbures, un enjeu clé pour la sécurité énergétique du Burkina Faso. Ces investissements visent notamment à :
- renforcer la capacité de stockage nationale,
- réduire la vulnérabilité face aux ruptures d’approvisionnement,
- amortir l’impact des chocs sur les prix mondiaux du pétrole,
- stabiliser l’offre sur le marché intérieur en période de crise.
Dans un contexte de volatilité géopolitique et énergétique, ces infrastructures constituent un outil stratégique pour la résilience économique du pays.
Un signal fort pour la titrisation dans l’UEMOA
Lors de la cérémonie de cotation, la BRVM a rappelé que le Burkina Faso a mobilisé plus de 2 198 milliards FCFA sur le marché financier régional à travers ses émissions obligataires depuis son entrée sur le compartiment dette.
À l’échelle de l’UEMOA, la titrisation continue de gagner du terrain :
- 10 emprunts FCTC sont actuellement cotés à la BRVM,
- pour une capitalisation cumulée d’environ 295 milliards FCFA.
Cette dynamique contribue à diversifier les instruments financiers disponibles, à élargir la base d’investisseurs et à renforcer la sophistication du marché régional, en offrant des alternatives aux emprunts souverains classiques.




