Le Burkina Faso et le Système des Nations unies ont signé, le 7 février 2026, un important programme de transformation des systèmes alimentaires d’un montant de 645 milliards FCFA (environ 1,16 milliard USD). L’initiative, présentée par le ministère burkinabè de l’Économie et des Finances, constitue l’un des volets majeurs d’un ensemble de trois programmes totalisant 850,2 milliards FCFA prévus sur la période 2025-2030.
Ce programme « transformateur » vise à accompagner le pays vers la souveraineté alimentaire et nutritionnelle en restructurant durablement les systèmes de production, de distribution et de gestion des ressources agricoles. Il cible prioritairement les zones à fort potentiel agricole et agro-pastoral, mais aussi les régions confrontées à l’insécurité alimentaire, aux effets des changements climatiques et aux chocs sécuritaires.
Les deux autres volets associés à cette dynamique sont le programme d’appui à la transition humanitaire-développement-paix, doté de 109 milliards FCFA, et le programme d’appui à la stabilisation, à la cohésion sociale et à la transition, nécessitant 151 milliards FCFA. L’ensemble forme un cadre intégré visant à répondre simultanément aux urgences humanitaires, à renforcer la résilience des communautés et à soutenir une reconstruction socio-économique durable.
Selon Aboubakar Nacanabo, ministre de l’Économie et des Finances, ces instruments constituent de véritables accélérateurs de mise en œuvre du Plan national de développement « RELANCE », adopté le 29 janvier 2025 et couvrant la période 2026-2030. Ce plan ambitionne d’améliorer les conditions de vie des populations en renforçant la sécurité alimentaire, la résilience climatique et les capacités productives.
L’accord signé s’inscrit dans la continuité d’initiatives déjà engagées par Ouagadougou. En 2024, les autorités ont lancé le programme africain de gestion intégrée des risques climatiques – composante Burkina Faso (GIRCA-BF), dont l’objectif est de renforcer la résilience socio-économique des petits exploitants face aux risques climatiques et hydriques. Parallèlement, l’Offensive agropastorale et halieutique (OAPH) 2023-2025 constitue le cadre opérationnel d’intervention pour atteindre la souveraineté alimentaire d’ici 2025, en structurant les actions prioritaires dans l’agriculture, l’élevage et la pêche.
Avec ces trois nouveaux programmes financés conjointement avec l’ONU, le Burkina Faso espère accélérer sa trajectoire vers l’autosuffisance alimentaire, dans un contexte encore marqué par les chocs sécuritaires et climatiques.




