Dans le cadre du vaste cycle d’appel d’offres lancé fin 2025 et portant sur cinquante blocs pétroliers, la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC) a invité la compagnie nationale Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC Ltd) à soumettre sa candidature. L’annonce a été faite le vendredi 6 février 2026, à l’issue d’une réunion tenue à Abuja entre la directrice générale de la NUPRC, Oritsemeyiwa Eyesan, et le dirigeant de la NNPC Ltd, Bayo Ojulari.
Selon le régulateur, l’appel d’offres en cours — qui a bénéficié fin janvier d’un assouplissement de ses conditions financières pour attirer plus d’investisseurs — ne cible pas uniquement les majors et entreprises privées, mais s’adresse également aux compagnies publiques. La NUPRC souligne que la participation de la NNPC serait un signal fort pour stimuler l’exploration et renforcer la présence de l’État dans la valorisation des ressources nationales, à condition que la compagnie publique respecte les règles du processus compétitif en vigueur.
La NNPC n’a toutefois pas encore indiqué si elle participera effectivement à cette phase d’attribution. À travers sa filiale dédiée, NNPC Exploration and Production Company Limited (NEPL), l’entreprise est déjà active dans les opérations amont du pays et gère une partie importante des intérêts pétroliers et gaziers de l’État.
Cette démarche du régulateur intervient dans un contexte où Abuja souhaite relancer vigoureusement l’exploration pétrolière. Le gouvernement nigérian ambitionne d’élargir la base de ses réserves d’hydrocarbures, après plusieurs campagnes de prospection menées ces dernières années, notamment dans les bassins sédimentaires du nord. L’appel d’offres de 2025, l’un des plus larges lancés au Nigeria depuis une décennie, vise ainsi à attirer capitaux privés, technologie et expertise, tout en consolidant le rôle de l’entreprise publique dans une stratégie nationale d’expansion de l’exploration.
La participation éventuelle de la NNPC pourrait par ailleurs renforcer la concurrence entre opérateurs et confirmer la volonté du pays de combiner investissements publics et privés pour dynamiser l’amont pétrolier dans un marché marqué par de nouvelles découvertes régionales et par la pression croissante pour renouveler les réserves.




