Ecobank Transnational Incorporated et le fournisseur d’infrastructures de paiement Hub2 ont signé un mémorandum d’entente (MoU) visant à connecter leurs plateformes et à renforcer l’interopérabilité des paiements numériques en Afrique francophone.
Conclu le 25 février 2026 à Lomé, au Togo, cet accord prévoit l’intégration du réseau de plus de 200 millions de portefeuilles mobiles interconnectés par Hub2 à la plateforme bancaire numérique d’Ecobank, qui opère dans 32 pays africains.
Pour les deux partenaires, cette collaboration vise à soutenir l’intégration financière régionale tout en accompagnant l’essor du commerce numérique sur le continent. Elle devrait notamment faciliter les transactions électroniques transfrontalières pour les entreprises, les fintechs et les opérateurs de transfert d’argent.
Cette initiative intervient dans un contexte d’expansion rapide du mobile money en Afrique. Selon le rapport State of the Industry de la Global System for Mobile Communications Association (GSMA), le continent représente 74 % du volume mondial des transactions de mobile money. En 2023, ce secteur aurait contribué à hauteur de 190 milliards de dollars au PIB de l’Afrique subsaharienne et comptait plus de 709 millions de comptes enregistrés.
Malgré cette croissance, les deux entreprises soulignent que la fragmentation des systèmes de paiement demeure un frein au développement du commerce numérique. De nombreuses petites et moyennes entreprises doivent en effet intégrer plusieurs plateformes et opérateurs pour effectuer ou recevoir des paiements, ce qui augmente les coûts et la complexité technique.
La mise en œuvre du partenariat ciblera dans un premier temps les marchés de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Hub2 est déjà présent dans douze pays, dont la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Sénégal et le Cameroun.
Dans le cadre de l’accord, les clients de Hub2 pourront accéder à l’infrastructure de règlement d’Ecobank, ce qui devrait permettre de réduire les délais et les coûts des paiements transfrontaliers. Le déploiement des services sera progressif, avec une priorité accordée aux marchés francophones avant une extension à d’autres régions du continent.




