Le gouvernement ghanéen prévoit de renforcer son réseau de distribution d’électricité afin de réduire les perturbations observées dans plusieurs régions du pays. L’annonce a été faite le 16 mars par le ministre de l’Énergie et de la Transition verte, John Abdulai Jinapor, à l’issue d’une session parlementaire.
Selon le ministre, environ 1 000 transformateurs fonctionnent actuellement au-delà de leur capacité, ce qui entraîne des perturbations dans la distribution d’électricité et affecte la qualité de service dans certaines localités.
Un programme de remplacement à grande échelle
Pour corriger cette situation, les autorités envisagent plusieurs mesures, notamment :
- le remplacement de transformateurs surchargés,
- l’installation d’équipements de plus grande capacité,
- la réaffectation de certains consommateurs vers d’autres transformateurs afin de réduire la pression sur les installations les plus sollicitées.
La deuxième phase du programme de remplacement devrait démarrer prochainement à travers un processus compétitif conduit par la compagnie publique de distribution Electricity Company of Ghana (ECG).
D’après le ministre, des progrès significatifs ont déjà été réalisés dans les interventions visant les transformateurs identifiés comme critiques.
Des coupures liées à la distribution, pas à la production
Ces mesures interviennent dans un contexte de critiques concernant la récurrence des coupures d’électricité dans certaines zones du pays. Les autorités ont toutefois écarté l’hypothèse d’un rationnement énergétique.
Le gouvernement estime que le Ghana dispose d’une capacité de production suffisante, et que les difficultés actuelles proviennent essentiellement de problèmes techniques et opérationnels dans la distribution et la gestion du réseau.
Des ambitions énergétiques à long terme
Au-delà des mesures d’urgence, le pays poursuit une stratégie énergétique plus large visant à transformer son mix électrique. Les autorités se sont fixé l’objectif d’atteindre 10 % d’énergies renouvelables dans la production d’électricité d’ici 2030, puis 50 % à l’horizon 2060.
Dans ce cadre, le gouvernement a également annoncé en janvier 2026 la mobilisation de 1,47 milliard de dollars afin d’éponger les arriérés financiers accumulés dans le secteur de l’électricité et d’améliorer la gouvernance du système énergétique national.
Ces initiatives visent à renforcer la fiabilité du réseau et à accompagner la croissance de la demande énergétique dans l’une des principales économies d’Afrique de l’Ouest.




