Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un décaissement de 3,2 millions de dollars en faveur de la Guinée-Bissau dans le cadre de l’accord de Facilité élargie de crédit (FEC) conclu avec le pays. La décision a été annoncée le 20 mars 2026, à l’issue des neuvième et dixième revues du programme par le Conseil d’administration de l’institution.
Ce nouveau décaissement vise à soutenir les besoins de financement de la balance des paiements et des dépenses publiques du pays. Avec ce versement, le montant total déjà mobilisé dans le cadre de l’accord atteint 50,8 millions de dollars, sur un financement global prévu de 53,14 millions de dollars.
Des performances jugées en deçà des attentes
Malgré cette avancée, le FMI estime que les performances du programme ont été moins solides que prévu depuis la huitième revue réalisée en juin 2025.
Selon l’institution, plusieurs objectifs fixés dans le cadre du programme n’ont pas été respectés. Trois des dix critères quantitatifs de performance à fin juin 2025 et cinq sur dix à fin décembre 2025 n’ont pas été atteints. Sur les quinze repères structurels prévus pour la période juin-décembre 2025, seuls cinq ont été réalisés dans les délais, tandis que dix ont été exécutés avec retard. Les trois repères structurels continus fixés dans le cadre du programme n’ont par ailleurs pas été respectés.
Malgré ces résultats mitigés, le FMI a accepté la demande des autorités bissau-guinéennes visant à prolonger le programme jusqu’au 29 décembre 2026, tout en rééchelonnant l’accès aux ressources restantes.
Une économie qui reste résiliente
L’économie de la Guinée-Bissau a toutefois montré une certaine résilience macroéconomique. La croissance économique est estimée à 5,5 % en 2025, soutenue notamment par une production élevée de noix de cajou, principal produit d’exportation du pays, ainsi que par des conditions d’échange favorables.
Dans le même temps, l’inflation moyenne a ralenti à 0,9 %, tandis que le déficit du compte courant est estimé à 6,2 % du PIB.
Poursuivre les réformes structurelles
Le FMI insiste néanmoins sur la nécessité de poursuivre les réformes budgétaires et structurelles afin de consolider la stabilité économique du pays. L’institution appelle notamment à renforcer la discipline budgétaire, la gouvernance économique et la transparence du secteur financier.
Les autorités bissau-guinéennes ont déjà engagé certaines mesures correctives, en particulier dans les secteurs bancaire et énergétique, afin de réduire les risques macroéconomiques et de soutenir la croissance économique à moyen terme.




