Alors que la Mauritanie accélère l’extension de son réseau électrique afin de couvrir l’ensemble du territoire national, un nouveau financement vient renforcer l’un de ses projets d’infrastructures les plus structurants dans le secteur de l’énergie.
Le ministère mauritanien de l’Énergie et du Pétrole a annoncé, samedi 13 décembre, la signature d’un accord de prêt de 60 millions de dollars avec le Saudi Fund for Development (SFD). Ce financement est destiné à appuyer la réalisation du projet électrique Nouakchott–Néma, plus connu sous le nom de « ligne de l’Espoir ».
L’accord a été signé par le ministre des Affaires économiques et du Développement, Abdallah Suleiman Al-Sheikh Sidiya, et le directeur général du Saudi Fund for Development, Sultan Abdulrahman Al-Marshad. La cérémonie s’est tenue en présence du ministre de l’Énergie et du Pétrole, Mohamed Ould Khaled, ainsi que de l’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en Mauritanie, Abdulaziz bin Abdullah Al-Ragabi.
Selon les autorités, ce prêt permettra de financer la construction de 182 kilomètres de lignes de transport d’électricité à haute tension sur le tronçon reliant Aouinat Ezbel à Néma, dans le sud-est du pays. L’infrastructure vise à renforcer l’interconnexion entre les réseaux électriques de l’est et de l’ouest de la Mauritanie, à faciliter l’acheminement de l’électricité vers de nouvelles zones de consommation et à garantir un approvisionnement plus régulier des localités situées le long du corridor.
Le projet de la « ligne de l’Espoir » s’inscrit dans la stratégie nationale d’électrification et dans les engagements pris par la Mauritanie dans le cadre de son Energy Compact. Le gouvernement ambitionne de porter le taux d’accès à l’électricité à 100 % d’ici 2030, contre environ 55 % actuellement, ce qui implique le raccordement de près de 3,4 millions de personnes supplémentaires au réseau électrique.
Pour atteindre cet objectif, le pays prévoit une montée en puissance significative de ses infrastructures de transport et de distribution. En 2023, la Mauritanie disposait d’environ 1 950 km de lignes haute tension et de 5 450 km de réseaux moyenne et basse tension. À l’horizon 2030, ces capacités devraient atteindre près de 4 500 km de lignes haute tension et plus de 10 000 km de réseaux moyenne et basse tension.
Dans ce contexte, les projets de transport électrique à grande échelle, à l’image de la ligne Nouakchott–Néma, constituent un levier central pour sécuriser l’approvisionnement énergétique, soutenir le développement économique régional et accompagner l’objectif d’accès universel à l’électricité.




