Côte d’Ivoire : 150 acteurs de la filière anacarde formés à Dimbokro pour renforcer la qualité des noix de cajou

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Cent cinquante producteurs, acheteurs et pisteurs de la filière anacarde ont participé, le jeudi 19 février 2026, à une session de sensibilisation axée sur l’amélioration et la préservation de la qualité des noix brutes de cajou, organisée par la délégation régionale du Conseil du coton, de l’anacarde et du karité (CCAK) dans un champ-école à Tangoumansou, à 12 km de Dimbokro.

Pour le délégué régional du CCAK, Sylla Bakary, appuyé par Koné Fatagna, cette démarche vise à consolider une filière stratégique dont le maintien de la compétitivité dépend directement de la qualité du produit. Selon Koné Fatagna, « une filière forte repose sur une qualité irréprochable, qui garantit de meilleurs prix, de meilleurs revenus pour les producteurs et une meilleure compétitivité pour la Côte d’Ivoire ». Il a appelé, au nom du directeur général du CCAK, Mamadou Berté, à « produire une noix de cajou de qualité pour protéger la noix d’origine Côte d’Ivoire » et bâtir une filière durable et prospère.

Au cours de la session, plusieurs bonnes pratiques ont été rappelées aux producteurs : ramasser les noix tous les deux jours, séparer immédiatement les pommes des noix à l’aide d’une ficelle, sécher les noix sur des claies pendant au moins trois journées ensoleillées, effectuer un tri méticuleux et stocker les produits dans des sacs en jute, dans des espaces propres et ventilés. L’usage de produits chimiques nocifs a été déconseillé au profit de solutions biologiques ou mécaniques recommandées par l’ANADER.

Les pisteurs et acheteurs ont également été sensibilisés à l’importance du respect du prix bord champ fixé par l’État — 400 FCFA/kg pour une cajou bien séchée et bien triée — et à l’obligation de délivrer un reçu d’achat à chaque transaction.

Le sous-préfet de Dimbokro, N’Zi Donatien Maurice, a salué une « formation de proximité » jugée essentielle pour renforcer les compétences des acteurs de terrain. Selon lui, l’amélioration continue de la qualité permettra à la noix de cajou ivoirienne de rester prisée sur les marchés internationaux, au bénéfice direct des producteurs.

Une productrice, Kamenan Amenan Émilienne, a exprimé sa satisfaction, estimant que cette sensibilisation « va permettre de toujours faire de la qualité pour avoir toujours plus d’argent ».

Cette campagne, menée dans 28 localités des principales zones de production entre le 16 et le 21 février 2026, intervient dans un contexte où la Côte d’Ivoire consolide sa position de premier producteur mondial de noix brutes de cajou. Le pays a enregistré une production record de plus de 1,5 million de tonnes en 2025, contre 944 673 tonnes en 2024, confirmant le dynamisme et les enjeux économiques de la filière.

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