Bourse de Lagos : pertes de change limitées pour Airtel Africa grâce au FCFA

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Airtel Africa et MTN Nigeria ont récemment signalé des pertes importantes en raison de la dévaluation des monnaies, notamment le naira, malgré une augmentation de leurs revenus. Cette situation a eu un impact significatif sur leurs résultats financiers.

Pour Airtel Africa, cotée à la Nigerian Stock Exchange, le franc CFA s’est apprécié de 2,2% dans ses filiales au Gabon, au Tchad et en République du Congo, ce qui a aidé à contenir partiellement les pertes de change. Cependant, au Nigeria, où Airtel opère également, la situation est préoccupante. Chaque pourcentage de dévaluation du naira sur une période de 12 mois entraîne une perte d’environ 12 millions de dollars pour l’entreprise. Avec la dévaluation récente, Airtel Africa a déclaré une perte de 24 millions de dollars en seulement 15 jours.

MTN Nigeria, la première entreprise cotée de la Bourse de Lagos et active uniquement au Nigeria, a enregistré une perte de près de 130 millions de dollars en frais de change, suite à la dévaluation survenue automatiquement en juin.

Ces pertes de change pourraient devenir un sujet de préoccupation pour les entreprises nigérianes qui ont des factures à régler en devises étrangères. Les entreprises comme MTN et Airtel ont des charges liées aux paiements effectués à des gestionnaires de tours ou des équipementiers qui ne sont pas toujours basés au Nigeria.

Malgré une augmentation de leurs revenus, MTN Nigeria a atteint pour la première fois un chiffre d’affaires de 1000 milliards de nairas au cours d’un semestre, mais le résultat de la période s’est affiché en baisse de 28,2% pour la filiale du groupe MTN. Airtel, de son côté, a annoncé une perte de 152 millions de dollars, attribuable à son exposition à plusieurs pays dont les monnaies ont été dévaluées.

Ces pertes de change représentent un défi pour les entreprises opérant au Nigeria, mais elles continuent de s’efforcer de gérer les fluctuations des taux de change et de maintenir leur activité malgré ces défis économiques.

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