5 pays africains devraient profiter de la hausse de la demande d’uranium

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Le secteur énergétique mondial montre des signes de fragilité, ce qui entraîne un retour en force de l’intérêt pour l’énergie nucléaire. Selon les analystes, cette tendance se traduira par une augmentation de la demande d’uranium au cours de la décennie à venir.

La demande d’uranium devrait augmenter de 27% entre 2021 et 2030, puis de 38% entre 2031 et 2040. Selon un rapport d’Ecofin Pro publié en mars 2023, cinq pays africains – la Namibie, le Niger, l’Afrique du Sud, le Malawi et la Mauritanie – sont bien positionnés pour profiter des nouvelles opportunités du marché de l’uranium. Ces pays font partie des dix pays possédant les plus grandes ressources en combustible nucléaire, et la Namibie et le Niger sont les principaux producteurs d’uranium du continent.

La réaccréditation de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) par le Fonds Vert pour le Climat (FVC) devrait également donner un nouvel élan à la lutte contre le changement climatique en Afrique de l’Ouest. La BOAD pourra mobiliser des ressources financières importantes pour soutenir des projets visant à atténuer les effets néfastes des changements climatiques.

La guerre russo-ukrainienne a montré la fragilité du secteur énergétique européen, poussant les pays européens à chercher des alternatives à l’approvisionnement russe en divers combustibles. Le nucléaire est de plus en plus considéré comme une option pour la transition énergétique.

Le marché local du nucléaire se développe également sur le continent africain. Plusieurs pays, dont l’Ouganda, l’Égypte, le Nigeria, le Soudan, le Rwanda et le Ghana, prévoient d’associer le nucléaire à leur mix énergétique entre 2030 et 2037.

Toutefois, les producteurs d’uranium devront tenir compte de l’impact environnemental des déchets radioactifs et mettre en place de meilleures stratégies pour gérer cette question de manière responsable. Des erreurs passées dans la gestion des déchets radioactifs doivent être évitées pour assurer un développement durable de l’industrie de l’uranium en Afrique.

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