Mauritanie : les experts analysent l’impact de l’absence d’accord céréalier russo-ukrainien

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L’expiration de l’accord sur l’exportation des céréales d’Ukraine, suite au non-renouvellement de la participation de la Russie à cet accord, présente un risque dans l’approvisionnement de plusieurs pays africains, dont la Mauritanie. Ce risque découle principalement de la dépendance de ces pays vis-à-vis des importations de céréales ukrainiennes, en particulier du blé.

En effet, l’Ukraine est un important exportateur de céréales, et une partie significative du blé importé par la Mauritanie provient de ce pays. Lorsque l’accord sur l’exportation des céréales ukrainiennes via la mer Noire a été suspendu, cela signifie que les exportations de blé ukrainien vers la Mauritanie (et d’autres pays africains dépendants) pourraient être bloquées, et cela pour une durée indéterminée.

Cette situation met en péril l’approvisionnement en blé de la Mauritanie, qui importe une grande partie de ses céréales pour subvenir aux besoins alimentaires de sa population. Le blé est un ingrédient essentiel pour la production de pain, un aliment de base pour de nombreuses personnes, et tout manque ou perturbation dans son approvisionnement peut entraîner des problèmes d’insécurité alimentaire.

Jusqu’à présent, le gouvernement mauritanien a réussi à faire face aux chocs précédents, lorsque des retraits temporaires de l’accord ont eu lieu. Cependant, si la suspension actuelle perdure et devient durable, il pourrait devenir plus difficile pour le gouvernement de stabiliser les prix des denrées essentielles, comme le pain, en raison de l’inflation et du risque accru d’insécurité alimentaire.

En réponse à cette situation, le gouvernement mauritanien pourrait être contraint de puiser dans ses réserves d’approvisionnement et dans ses finances publiques à court terme pour limiter l’inflation et maintenir un approvisionnement adéquat en céréales. Si la suspension de l’accord se prolonge, la Mauritanie pourrait également devoir solliciter une aide internationale pour faire face aux défis de l’insécurité alimentaire.

Tous les espoirs reposent sur la possibilité que cette suspension soit simplement une stratégie de négociation de la part de la Russie, et que l’accord sur les exportations céréalières ukrainiennes via la mer Noire soit rétabli rapidement. Cependant, en cas de prolongation de la suspension, des mesures supplémentaires pour assurer l’approvisionnement alimentaire pourraient être nécessaires pour éviter une crise humanitaire dans le pays.

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