Cybersécurité : 4.2 milliards $/an nécessaires pour la résilience des pays africains

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Le rapport, Intitulé « Cybersecurity in Africa- a call to Action », publié par le cabinet de conseil en stratégie Kearney révèle que l’Afrique enregistre chaque année des pertes directes d’environ 3,5 milliards de dollars à cause des cyberattaques, en plus des pertes liées aux opportunités d’affaires manquées en raison de l’atteinte à la réputation. Pour améliorer sa résilience face à ces cybermenaces croissantes, le continent doit mobiliser environ 4,2 milliards de dollars par an d’investissement supplémentaires dans la cybersécurité, soit environ 0,25% du PIB cumulé du continent. Actuellement, seule l’Afrique du Sud se rapproche du niveau d’investissement en cybersécurité enregistré dans les marchés matures.

Le marché africain de la cybersécurité a été évalué à 2,5 milliards de dollars en 2020 et devrait atteindre 3,7 milliards de dollars d’ici 2025, avec un taux de croissance annuel moyen de 7,9%. Malgré cela, les entreprises africaines perçoivent encore les cyberattaques comme un problème purement technique plutôt que comme une menace pour leurs revenus.

Plusieurs facteurs exposent le continent à une hausse des cybermenaces, notamment l’interconnexion croissante facilitée par la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), les difficultés socio-économiques généralisées accentuées par la pandémie de Covid-19, et l’hésitation des pays à partager des renseignements sur les menaces.

Le rapport recommande aux pays africains d’augmenter leurs dépenses dans la cybersécurité, d’adopter des approches collaboratives en ratifiant la Convention de l’Union africaine sur la cybersécurité et la protection des données, d’intensifier la formation d’experts en cybersécurité, d’encourager le partage de renseignements sur les menaces et de développer des partenariats public-privé régionaux et des alliances sectorielles. Ces mesures sont essentielles pour améliorer la résilience du continent face aux cyberattaques croissantes et favoriser un environnement numérique plus sûr pour les entreprises et les citoyens africains.

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