La Gambie souhaite l’appui du FMI pour éradiquer la corruption

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Selon M. Seedy Keita, ministre de l’Économie et des Finances, le gouvernement gambien a sollicité l’assistance du Fonds Monétaire International (FMI) pour identifier les lacunes et les failles qui favorisent la corruption.

Ces révélations sont les plus récentes parmi celles faites par le gouvernement gambien ces derniers jours, certaines d’entre elles ayant été accueillies favorablement par la population.

M. Seedy Keita, ministre de l’Économie et des Finances, est à l’origine de cette dernière révélation.

Lors d’une interview accordée à West Coast Radio mardi, le ministre des Finances a expliqué que le gouvernement a demandé l’expertise du Fonds Monétaire International (FMI) pour éradiquer la corruption dans le secteur public.

« Nous avons sollicité l’assistance du Fonds Monétaire International (FMI) pour réaliser une étude diagnostique du pays visant à identifier les lacunes et les défaillances dans l’administration publique dans le but de lutter contre la corruption et la mauvaise gouvernance, et ainsi d’améliorer les dépenses publiques. Ce rapport a été finalisé », a-t-il affirmé.

L’expert en finances a également souligné que les autorités travaillent à la mise en œuvre des recommandations du FMI.

« Nous sommes constamment engagés dans la tâche de mettre en œuvre les recommandations de ce rapport, et nous espérons que tous les Gambiens seront impliqués dans cet effort », a-t-il ajouté.

Il a précisé que cette mesure s’inscrit dans le cadre du programme de réforme du gouvernement.

« Les réformes font donc partie intégrante du nouveau programme de gouvernance, et nous espérons que tous les Gambiens nous soutiendront dans la mise en œuvre de ce programme de réforme », a-t-il ajouté.

Cette mesure fait suite à l’interdiction récente de voyager décrétée par le président Adama Barrow pour les fonctionnaires gouvernementaux pendant le reste de l’année fiscale 2023.

Soulignant l’importance de cette mesure, le ministre des finances a révélé que l’interdiction de voyager ne se limite en aucun cas aux principales institutions gouvernementales.

Le gouvernement dirigé par le président Barrow est souvent critiqué pour son manque d’action dans la lutte contre la corruption, alors que le projet de loi anti-corruption stagne à l’Assemblée nationale en raison d’un manque de progrès substantiels vers sa promulgation.

Selon les analystes politiques, l’implication du Fonds Monétaire International (FMI) constitue un pas dans la bonne direction.

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