L’Etat ghanéen envisage la privatisation de la Cocoa Processing Company

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Au Ghana, le cacao joue un rôle essentiel en tant que principale source de revenus issus des exportations agricoles. Alors que le secteur de la transformation est largement dominé par des acteurs privés, le gouvernement envisage de mettre en place de nouvelles réformes pour renforcer la compétitivité des entreprises publiques.

Récemment, le ministre des Finances, Ken Ofori-Atta, a annoncé l’intention du gouvernement de privatiser la Cocoa Processing Company (CPC), la principale entreprise publique spécialisée dans le broyage du cacao. Cette déclaration a été faite lors d’une entrevue avec les médias locaux le 13 septembre.

Bien que les détails complets de cette opération n’aient pas encore été divulgués, il est important de noter que cette initiative comprend également 16 autres entreprises publiques opérant dans divers secteurs d’activités.

Le ministre Ofori-Atta a expliqué que l’objectif principal de cette démarche est d’améliorer les performances opérationnelles de la CPC, dont les résultats financiers ont été médiocres au cours des 14 dernières années en raison de problèmes de gestion. Selon lui, la société a enregistré une perte cumulée d’environ 163,2 millions de dollars entre 2009 et 2022.

Il a ajouté : « Si l’on examine les entreprises d’État, celles qui sont en partenariat avec le secteur privé s’en sortent bien mieux, et c’est peut-être la voie à suivre. Par conséquent, davantage de privatisations sont envisagées afin que ces entreprises ne deviennent pas un fardeau pour le gouvernement, tout en continuant à remplir leur mission principale de production. »

Il est à noter que le Cocobod détient la majorité des actions de la CPC, avec une participation de 57,7 %, suivi par le ministère des Finances (26 %) et le Fonds de sécurité sociale et d’assurance nationale (SSNIT).

En termes de part de marché dans le secteur de la transformation du cacao au Ghana, la CPC détient actuellement moins de 2 %, tandis que les acteurs dominants sont l’entreprise américaine Cargill (28 %), l’entreprise Belgo-suisse Barry Callebaut (27,8 %) et la société singapourienne Olam (15,1 %).

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