OMVS : vers un retour de la Guinée

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Deux mois après avoir temporairement quitté les instances de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS), la Guinée a récemment participé à une session extraordinaire de cette organisation. Cette décision de la Guinée avait été motivée par des préoccupations liées à sa sous-représentativité au sein de l’OMVS. Cependant, lors de cette session extraordinaire, des mesures ont été prises pour réintégrer la Guinée au sein de l’organisation.

La 2ème session extraordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de l’OMVS a été l’occasion de discuter en profondeur de la réintégration de la Guinée. Les autorités guinéennes étaient présentes, et il était clair que le retour effectif du pays au sein de l’OMVS était au centre des discussions. Le président en exercice de la conférence de l’OMVS, le chef d’État mauritanien Ould El Ghazouani, a exprimé sa satisfaction quant à cette réintégration, qualifiant la Guinée de « République sœur » et soulignant l’importance de son rôle dans le fonctionnement de l’organisation.

La suspension de la participation de la Guinée aux instances de l’OMVS en juillet dernier était motivée par plusieurs facteurs, notamment sa sous-représentativité au sein de l’organisation, le retard dans la mise en œuvre du projet de barrage hydroélectrique commun de Koukoutamba, et le manque de mobilisation de financement pour ce projet. De plus, la Guinée avait exprimé des préoccupations concernant la prise en compte de ses intérêts stratégiques depuis la création de l’OMVS.

La réunion extraordinaire a abouti à des mesures visant à répondre à ces préoccupations. Notamment, la fonction de Haut-commissaire adjoint de l’OMVS devrait être attribuée à Conakry, la capitale guinéenne, avec la perspective d’accéder ultérieurement au poste de Haut-commissaire.

Il est important de rappeler que la Guinée avait déjà quitté l’OMVS en 1971, après avoir rejoint l’organisation pour la première fois en 1963. Son retour revêt une importance cruciale pour le projet de construction du barrage hydroélectrique de Koukoutamba, qui doit être implanté sur le territoire guinéen, et dont l’énergie produite doit être partagée entre les compagnies d’électricité des pays membres de l’OMVS.

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