Mali : les revenus liés à l’or en croissance de 24% en 2021 selon ITIE

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L’or est la principale ressource minière exploitée au Mali, avec des entreprises telles que les canadiennes B2Gold, Allied Gold, Barrick, l’australienne Resolute, ou encore le britannique Hummingbird Resources actives dans ce secteur.

En 2021, l’or a généré des revenus de 383 milliards de FCFA (618,8 millions de dollars), enregistrant une hausse de 24 % par rapport à l’année précédente. Ces données proviennent du dernier rapport du comité local de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives, publié en septembre 2023. Le rapport prend en compte une douzaine de producteurs d’or, dont les mines ont produit un total de 63,70 tonnes.

Dans l’ensemble, le secteur extractif au Mali, qui englobe les mines, les carrières et les hydrocarbures, a généré des revenus de 523,39 milliards de FCFA en 2021. Parmi ces revenus, 450 milliards de FCFA sont attribuables aux sociétés extractives, tandis que le reste provient des sous-traitants. Cette somme représente une augmentation significative par rapport à l’année 2020, où les revenus du secteur extractif avaient atteint 429,57 milliards de FCFA.

Malgré cette augmentation des revenus, la contribution du secteur extractif à l’économie malienne a légèrement diminué, passant de 9,74 % en 2020 à 9,17 % en 2021. Le rapport de l’ITIE indique que le secteur extractif a représenté 79,04 % des exportations du Mali en 2021, contre 82 % en 2020, et a contribué à hauteur de 22 % aux revenus de l’État, comparé à 20,73 % en 2020. En outre, la contribution à l’emploi a plus que doublé, passant de 0,8 % en 2020 à 1,84 % en 2021.

Les revenus du secteur extractif comprennent des dividendes (66,57 milliards de FCFA), l’impôt sur les sociétés (157 milliards de FCFA), et les droits de douane (53,06 milliards de FCFA). Le principal bénéficiaire de ces revenus demeure le budget national, qui a reçu une attribution de 394,52 milliards de FCFA.

Il convient de noter que le gouvernement malien cherche à accroître le rôle du secteur extractif dans l’économie et a révisé le code minier à cet effet. Selon la nouvelle loi adoptée en août par le Parlement malien, la part maximale de l’État dans les projets miniers a été portée à 30 %, contre 20 % précédemment.

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