Bénin : le directeur des impôts confirme la poursuite de l’élargissement de l’assiette fiscale

Date :

Partager l'article :

Pas de nouvelles charges fiscales en vue pour les entreprises cette année. La loi financière fraîchement promulguée offre plutôt plusieurs avantages à ces entités. Nicolas Yenoussi, directeur général des impôts, a clarifié ces mesures lors d’une interview sur la Radio nationale le mercredi 3 janvier 2024.

Une bouffée d’air pour les entreprises béninoises : la loi financière 2024 ne prévoit ni l’introduction de nouveaux impôts ni l’augmentation des taxes existantes. Lors de son intervention sur la Radio nationale, le directeur général des impôts, Nicolas Yenoussi, a décortiqué les nouvelles dispositions de cette loi. Selon lui, ces mesures encouragent l’extension de la base fiscale, visant à intégrer les entreprises jusqu’alors hors du radar fiscal.

Selon les explications de Nicolas Yenoussi, un propriétaire foncier ayant des impôts impayés peut être exempté de ses arriérés s’il s’acquitte de ses obligations fiscales tout au long de l’année 2024. De plus, les entreprises œuvrant dans l’informel seront dispensées d’amendes et de pénalités. Celles qui étaient inactives pourront se régulariser en faisant une déclaration sur l’honneur, a-t-il ajouté.

Pour les petites et moyennes entreprises, la loi financière 2024 reconduit les mesures de 2023 permettant l’importation d’équipements pour les usines ou les unités de production sans droits de douane ni TVA. De manière notable, il n’est plus nécessaire de faire une demande spécifique pour les PME qui ne bénéficient pas du Code des investissements ou d’un régime dérogatoire, a expliqué le directeur général des impôts.

Le secteur agricole bénéficie également d’exonérations élargies par rapport à la loi de finances précédente. L’importation, la production ou la vente de divers équipements et outils agricoles ainsi que les machines destinées à l’élevage et à la pêche sont exemptées de droits et de TVA, a précisé Nicolas Yenoussi.

De plus, les véhicules neufs à quatre roues importés ou vendus à l’état neuf bénéficient d’avantages fiscaux pour l’année 2024. Concernant les voitures d’occasion, un Impôt minimum libératoire est désormais instauré pour les revendeurs selon le directeur général des impôts.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

spot_img

Articles similaires

Secteur minier au Mali : La production d’or rebondit au S1 2026 et surpasse les prévisions de Bamako

Portée par le redémarrage à régime soutenu du complexe de Loulo-Gounkoto et le rendement du site de Fekola,...

Filière hévéa en Côte d’Ivoire : Le pari de la transformation locale face à l’érosion des prix bord champ

Alors que la FPH-CI et Eni Côte d’Ivoire lancent la campagne 2026 avec un objectif de collecte de...

Sierra Leone : Les travaux s’accélèrent pour intégrer la future centrale NANT au réseau électrique

Pour répondre au déficit d’électricité qui frappe le pays, l’Electricity Distribution and Supply Authority (EDSA) a engagé du...

Moody’s relève la note de la BIDC à B1 avec perspective stable : un tournant pour le financement de l’Afrique de l’Ouest

L’agence de notation Moody’s a rehaussé la note d’émetteur à long terme de la Banque d’investissement et de...