La Côte d’Ivoire suspend les exportations de produits vivriers jusqu’en juillet 2024

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En Côte d’Ivoire, le secteur agricole contribue à hauteur d’environ 16,7 % du PIB, jouant un rôle essentiel dans la sécurité alimentaire du pays. Bien que des cultures telles que la noix de cajou, le cacao et le caoutchouc dominent les exportations, la production vivrière revêt une importance cruciale.

Depuis le 15 janvier dernier, les exportations de produits vivriers sont interdites en Côte d’Ivoire pour une période de six mois, comme l’a annoncé conjointement le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, le ministère des Finances et du Budget, ainsi que celui du Commerce et de l’Industrie.

Cette décision vise à garantir un approvisionnement régulier du marché local en produits vivriers, contribuant ainsi à assurer la sécurité alimentaire des populations ivoiriennes. Les autorités ont souligné que tout non-respect de cette mesure serait passible de sanctions en conformité avec les dispositions légales en vigueur.

Cette suspension des exportations intervient dans un contexte où le pays s’apprête à connaître un pic de consommation alimentaire, notamment en milieu urbain, en raison de l’afflux de visiteurs lié à la 34ème édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), qui se déroule du 13 janvier au 11 février prochain.

Selon les médias locaux, une vingtaine de produits agricoles et leurs dérivés sont concernés par cette mesure, englobant notamment les céréales (maïs, riz, mil, sorgho et fonio), les tubercules (manioc et igname) ainsi que les fruits et légumes (banane plantain et piments).

Il convient de rappeler que dans le cadre des efforts déployés pour lutter contre la cherté de la vie et garantir un approvisionnement constant du marché national, le gouvernement avait déjà imposé une interdiction sur les exportations de riz et de sucre entre septembre et décembre 2023.

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