L’experte Awa NDIAYE commente l’initiative Royale pour l’Atlantique

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L’initiative Royale pour l’Atlantique est qualifiée de « précieuse opportunité » pour les économies du Sahel, selon les propos de l’experte et militante des droits de l’Homme, Awa N’Diaye, exprimés lors d’une conférence à Genève sur le thème « Droit au développement et stabilité ».

Au cours de cette rencontre, Mme N’Diaye a souligné que cette initiative marocaine joue un rôle moteur dans l’intégration régionale, nécessaire pour relever les défis du développement et surmonter les tensions géopolitiques dans une région riche en ressources naturelles et humaines, mais entravée par des perturbations politiques et économiques.

Elle a regretté que certaines stratégies régionales des grandes puissances ne contribuent pas à établir les fondements d’un processus de développement durable. Selon elle, la solution réside dans la construction d’un bloc régional unifié qui serve les intérêts des pays de la région et du continent africain dans son ensemble, soulignant l’importance cruciale de la coopération Sud-Sud.

Awa N’Diaye a salué le projet du gazoduc Maroc-Nigeria et l’initiative pour l’Atlantique comme deux modèles marocains novateurs qui contribuent de manière significative au développement économique de la région du Sahel.

Le président du Centre d’études sur les droits de l’Homme et la démocratie, El Habib Belkouche, a souligné l’ampleur des disparités de développement dans le contexte régional et international, considérant le déficit de développement comme un facteur direct de la durabilité des tensions et des manifestations d’instabilité.

Il a plaidé pour une approche de développement intégrant la dimension des droits humains, plaçant l’humain au centre de la démarche. M. Belkouche a également souligné la nécessité de poursuivre les efforts en faveur d’une gouvernance démocratique dans la région du Sahel.

Le chercheur Souhail Belhaj Klaz a examiné les résultats de la coopération internationale, la jugeant insuffisante pour créer un climat de stabilité et engendrer une dynamique de développement réelle dans la région du Sahel. Il a noté que les accords de partenariat avec les pays du Sahel, en particulier en matière d’autonomisation des jeunes, n’ont pas produit de résultats tangibles.

L’événement a également souligné les défis auxquels les pays de la région sont confrontés pour réaliser le droit au développement, notamment liés au changement climatique, à la gestion des ressources en eau, aux flux migratoires et aux menaces sécuritaires, y compris l’extrémisme violent.

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