Nigéria : trois nouvelles installations pour soutenir l’exploitation du gaz

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Au-delà de leurs efforts pour augmenter les contributions du pétrole à l’économie, les autorités nigérianes travaillent activement à renforcer la monétisation des ressources gazières du pays.

Bola Tinubu, le président du Nigéria, a inauguré, le mercredi 15 mai, trois infrastructures dans les États du Delta et d’Imo, destinées à l’exploitation des ressources gazières du pays.

Ce développement concerne tout d’abord l’unité de traitement de gaz naturel AHL 2, d’une capacité de 200 millions de pieds cubes standards de gaz par jour, développée par AHL Limited, une joint-venture réunissant la compagnie locale Sterling Oil Exploration and Production Co (SEEPCO) et la NNPC Ltd, la société publique du pétrole.

Ensuite, l’usine de traitement du gaz d’ANOH, avec une capacité initiale de 300 millions de pieds cubes standards de gaz par jour, ainsi qu’un gazoduc de 23,3 km reliant l’infrastructure à la station de comptage et de transfert de propriété d’Obiafu-Obrikom-Oben (OB3). Cet ensemble est exploité par ANOH Gas Processing Company (AGPC), une coentreprise entre Seplat Energy et la NNPC Gas Infrastructure Company (NGIC), filiale de la NNPC Ltd.

« Il est réjouissant de constater que lorsque ces projets seront pleinement opérationnels, environ 500 millions de pieds cubes standards de gaz par jour au total seront fournis au marché intérieur à partir de ces deux usines de traitement du gaz, ce qui représente une augmentation de plus de 25 % de l’approvisionnement en gaz », a déclaré le président Tinubu lors de la cérémonie à laquelle il a participé par vidéoconférence.

Mele Kyari, le patron de la NNPC Ltd, a fait écho à l’intervention du président Tinubu en soulignant l’importance de ces initiatives pour améliorer la sécurité énergétique du Nigéria. Selon un rapport de PricewaterhouseCoopers (PwC), le Nigéria disposerait d’environ 210,8 Tcf (trillions de pieds cubes) de gaz naturel en réserve, un potentiel largement sous-exploité qui offre au pays l’opportunité de s’imposer comme « la centrale gazière de l’Afrique » si des « investissements adéquats » sont réalisés.

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