Sénégal : une cargaison de 1 050 bovins brésiliens pour accélérer l’amélioration génétique du cheptel

Date :

Partager l'article :

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de modernisation de l’élevage. Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Mabouba Diagne, a réceptionné mercredi, au môle 1 du Port autonome de Dakar (PAD), une cargaison de 1 050 bovins de races améliorées en provenance du Brésil.

Cette opération s’inscrit dans la politique nationale d’amélioration génétique du cheptel, portée par l’État, avec pour objectif de renforcer durablement la production de viande et de lait, tout en soutenant la souveraineté alimentaire et animale du pays.

Des races sélectionnées pour leur robustesse et leur productivité

La cargaison est composée de géniteurs et de vaches gestantes appartenant à trois races reconnues pour leurs performances : Guzerá, Girolando et Holstein.
Dans le détail, le cheptel réceptionné comprend 400 géniteurs Guzerá, 350 génisses Guzerá gestantes et 300 génisses Girolando gestantes.

Selon le ministre, le choix de ces races s’appuie sur l’expérience du Brésil, devenu autosuffisant en lait et en viande grâce à une politique combinant adaptation climatique et performance zootechnique.
« Le Brésil a réussi en associant la robustesse de la race indienne Gir, à travers le Girolando, et le fort potentiel laitier de la Holstein. Ces animaux offrent à la fois résistance et productivité », a expliqué Dr Mabouba Diagne.

Un cheptel adapté aux réalités de l’élevage sénégalais

Les autorités assurent que les bovins importés sont adaptés aux conditions locales. Les animaux ont fait l’objet d’un processus rigoureux d’agréage sanitaire et génétique, conduit par des vétérinaires sénégalais, avant leur embarquement.

Prenant la parole lors de la cérémonie de réception, en présence notamment des responsables du Groupement des éleveurs et pasteurs du Sénégal (GEPES), le ministre a insisté sur leur capacité d’adaptation.
« Ce sont des animaux capables de suivre nos troupeaux lors des transhumances et de s’adapter aux pâturages, ce qui est essentiel pour améliorer durablement le cheptel national », a-t-il souligné.

Un investissement partagé entre l’État et les éleveurs

L’opération représente un investissement global estimé à 3 milliards de francs CFA. Sur ce montant, 1,45 milliard de francs CFA est subventionné par l’État, le solde étant pris en charge par les éleveurs bénéficiaires.

Dr Mabouba Diagne a par ailleurs assuré que le processus de répartition des bovins se fera de manière progressive et transparente sur l’ensemble du territoire national, conformément aux engagements pris par les autorités.

À travers cette initiative, le gouvernement entend poser les bases d’un élevage plus productif et plus résilient, capable de répondre à la demande croissante en produits animaux, tout en améliorant les revenus des éleveurs et la sécurité alimentaire du pays.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

spot_img

Articles similaires

Secteur minier au Mali : La production d’or rebondit au S1 2026 et surpasse les prévisions de Bamako

Portée par le redémarrage à régime soutenu du complexe de Loulo-Gounkoto et le rendement du site de Fekola,...

Filière hévéa en Côte d’Ivoire : Le pari de la transformation locale face à l’érosion des prix bord champ

Alors que la FPH-CI et Eni Côte d’Ivoire lancent la campagne 2026 avec un objectif de collecte de...

Sierra Leone : Les travaux s’accélèrent pour intégrer la future centrale NANT au réseau électrique

Pour répondre au déficit d’électricité qui frappe le pays, l’Electricity Distribution and Supply Authority (EDSA) a engagé du...

Moody’s relève la note de la BIDC à B1 avec perspective stable : un tournant pour le financement de l’Afrique de l’Ouest

L’agence de notation Moody’s a rehaussé la note d’émetteur à long terme de la Banque d’investissement et de...