La mine d’or de Sanbrado, opérée par la compagnie australienne West African Resources, a produit 205 228 onces d’or en 2025, selon les résultats opérationnels publiés cette semaine par l’entreprise. Ce volume s’inscrit dans la fourchette de production annoncée par la société, comprise entre 190 000 et 210 000 onces, mais ressort légèrement en baisse par rapport à 2024.
L’an dernier, Sanbrado avait en effet livré 206 622 onces, faisant de ce site l’actif phare de West African Resources au Burkina Faso. La compagnie explique le léger repli observé en 2025 par une baisse de 17 % de la production au dernier trimestre, liée à un arrêt planifié de l’usine, qui a temporairement réduit le débit de traitement du minerai.
Au total, la production aurifère de West African Resources au Burkina Faso atteint 300 383 onces en 2025, en intégrant les volumes issus de Kiaka, son second projet dans le pays. Entrée en production en juin, la mine de Kiaka a livré 95 155 onces d’or sur l’année et poursuit sa montée en puissance.
« Je tiens à saluer les équipes opérationnelles de Sanbrado et de Kiaka pour avoir atteint les objectifs de production d’or pour la cinquième année consécutive », a déclaré Richard Hyde, président exécutif et directeur général de West African Resources, soulignant la performance opérationnelle du groupe dans un contexte régional exigeant.
Cette annonce intervient alors que le Burkina Faso affiche une nette progression de sa production aurifère nationale. Selon les chiffres communiqués récemment par les autorités, le pays a déjà produit 70,43 tonnes d’or à fin septembre 2025, contre environ 61 tonnes sur l’ensemble de l’année 2024. Cette hausse est principalement attribuée au secteur artisanal, qui aurait livré 29,56 tonnes sur les neuf premiers mois de l’année, contre 5,57 tonnes sur la même période un an plus tôt.
Reste à mesurer l’impact final des performances de West African Resources sur le total annuel du pays. En parallèle, le cadre institutionnel évolue. Le gouvernement burkinabè a transmis en 2025 une demande visant à porter sa participation dans la mine de Kiaka à 50 %, contre 15 % actuellement. L’issue de cette requête, ainsi que ses implications opérationnelles et financières pour la compagnie, n’ont pas encore été précisées.




