Perseus Mining a produit 431 684 onces d’or en 2025, enregistrant un recul de 14 % en glissement annuel, selon les résultats trimestriels publiés le jeudi 29 janvier par la compagnie australienne. Le groupe exploite actuellement trois mines en Afrique de l’Ouest, dont Yaouré et Sissingué en Côte d’Ivoire, ainsi que Edikan au Ghana.
Repli de la production en Côte d’Ivoire et au Ghana
En Côte d’Ivoire, les deux actifs du groupe ont affiché des performances en retrait. La production cumulée des mines Yaouré et Sissingué s’est établie à 279 943 onces en 2025, contre 309 043 onces en 2024, soit une baisse de 9 %.
Au Ghana, la mine Edikan, seul actif ghanéen du groupe, a livré 151 741 onces, en recul de 21 % sur un an, contribuant de manière significative à la contraction globale de la production du groupe.
Perseus n’a pas détaillé l’ensemble des facteurs expliquant ces baisses, mais plusieurs éléments opérationnels sont identifiés. La mine de Yaouré est engagée dans une phase de transition entre une exploitation à ciel ouvert et une exploitation souterraine, généralement associée à une baisse temporaire des volumes. À Edikan, la production a été pénalisée par le traitement de stocks de minerai à plus faible teneur, affectant les rendements.
Une baisse anticipée dans le cycle de production du groupe
Malgré ce repli, Perseus indique que la performance enregistrée reste conforme à son plan d’exploitation. Le groupe considère l’exercice fiscal 2026 (du 1er juillet 2025 au 30 juin 2026) comme une année atypique dans sa trajectoire de production à moyen terme.
Sur la période 2026–2030, la compagnie vise une production annuelle moyenne comprise entre 515 000 et 535 000 onces, portée notamment par l’entrée en production de sa quatrième mine africaine, Nyanzaga, en Tanzanie.
En 2024, les trois mines ouest-africaines de Perseus avaient livré 502 109 onces, un niveau qui illustre le potentiel de rebond attendu une fois les phases de transition opérationnelle achevées et les nouveaux projets mis en service.




