Nigeria : le gouvernement envisage une société dédiée à la gestion du réseau de transmission électrique

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Face aux difficultés persistantes du secteur électrique, le Nigeria envisage de créer une nouvelle structure chargée de moderniser et de gérer les infrastructures de transmission d’électricité. L’initiative a été proposée par le président Bola Tinubu dans le cadre des réformes engagées pour améliorer le fonctionnement du système énergétique national.

Selon des informations rapportées le 5 mars par plusieurs médias locaux, le projet prévoit la création d’une Grid Asset Management Company (GAMCO). Cette entité aurait pour mission de gérer les principales infrastructures de transport de l’électricité à l’échelle nationale, notamment les lignes de transmission à haute tension, les postes électriques et les transformateurs.

Pour les autorités nigérianes, la transmission constitue aujourd’hui l’un des principaux maillons faibles du système électrique. « Le président a constaté que le principal problème dans nos efforts pour résoudre la crise de l’électricité se situe essentiellement au niveau de la transmission », a expliqué le ministre de l’Information et de l’Orientation nationale, Mohammed Idris.

Malgré l’existence de capacités de production relativement importantes, le réseau de transport reste insuffisant pour acheminer efficacement l’électricité vers les sociétés de distribution et les consommateurs. Cette situation entraîne régulièrement des pertes d’énergie et limite la capacité du pays à exploiter pleinement son potentiel de production.

Une réforme encore à l’étude

La création de la GAMCO pourrait nécessiter l’adoption d’un cadre juridique spécifique. D’après le quotidien nigérian The Punch, le projet fait actuellement l’objet d’un examen par un comité gouvernemental chargé d’évaluer ses implications juridiques et financières avant une éventuelle présentation au Parlement.

Cette initiative s’inscrit dans un ensemble plus large de réformes destinées à stabiliser le secteur énergétique. Fin janvier, le gouvernement fédéral avait annoncé avoir levé 501 milliards de nairas (environ 360 millions de dollars) sur le marché obligataire afin de régler une partie des dettes accumulées dans la chaîne de valeur de l’électricité. Ces arriérés concernent notamment des paiements dus aux producteurs et aux opérateurs du secteur.

Parallèlement, Abuja a engagé une réforme du financement des subventions à l’électricité. Le gouvernement fédéral a indiqué qu’il ne supporterait plus seul le coût de ces aides tarifaires, invitant désormais les États fédérés à contribuer à leur financement. Cette mesure vise à réduire la pression budgétaire associée au soutien des prix de l’électricité tout en réorganisant la gouvernance du secteur.

Dans un pays où les coupures d’électricité restent fréquentes et où l’accès à une énergie fiable demeure un enjeu majeur pour l’industrialisation, la réussite de ces réformes pourrait jouer un rôle déterminant dans l’amélioration de la performance économique du Nigeria.

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