Le Burkina Faso poursuit la modernisation de son administration financière avec le lancement de nouvelles solutions numériques au sein du Trésor public. Les autorités ont mis en service, le 3 avril, deux plateformes baptisées Lanaya et e-BDT, destinées à améliorer la gestion des opérations et l’accès aux services pour les usagers.
Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de transformation numérique des services publics, visant à renforcer l’efficacité administrative et la qualité du service rendu.
Des démarches administratives simplifiées
La plateforme Lanaya permet aux usagers d’effectuer leurs démarches à distance, de soumettre leurs dossiers et de suivre en temps réel l’évolution de leurs demandes de paiement.
Ce dispositif vise à réduire les délais de traitement et à limiter les contraintes liées aux procédures physiques, souvent longues et complexes.
Une offre de banque numérique pour le Trésor
En parallèle, e-BDT introduit une offre de services financiers digitalisés, offrant la possibilité d’effectuer des opérations à distance et d’accéder aux services du Trésor en continu.
L’objectif est d’adapter l’administration aux nouveaux usages numériques, dans un environnement où les acteurs économiques sont de plus en plus connectés.
Un levier de transparence et d’efficacité
Au-delà de la simplification des démarches, ces plateformes visent à améliorer la transparence et la traçabilité des opérations financières publiques.
En réduisant les interactions physiques, elles contribuent à limiter les risques d’irrégularités et à renforcer la gouvernance des finances publiques, un enjeu clé pour les administrations africaines.
Une dynamique régionale de digitalisation
Cette initiative s’inscrit dans une tendance observée à l’échelle du continent, où les États accélèrent la digitalisation de leurs services pour moderniser leurs administrations et élargir l’accès aux services publics.
Au Burkina Faso, cet effort répond également à un objectif d’inclusion, en facilitant l’accès aux services du Trésor pour les usagers situés en dehors des grands centres urbains.
Des impacts encore à mesurer
Si ces outils devraient améliorer l’efficacité des procédures, aucun chiffrage précis n’a encore été communiqué sur les gains attendus, notamment en matière de recettes publiques ou de réduction des délais.
Leur adoption par les usagers et leur intégration dans les pratiques administratives seront déterminantes pour mesurer leur impact réel sur la performance du système financier public.




