La junior minière Cora Gold Ltd franchit une étape clé dans le développement de son projet aurifère de Sanankoro, au Mali. La société a annoncé, le 17 avril, la signature d’un accord de financement contraignant de 120 millions de dollars avec le fonds singapourien Eagle Eye Asset Holdings, destiné à soutenir la mise en production du site.
Structurée sous forme de financement adossé à la production, l’opération prévoit que le partenaire acquière 30,44 % de l’or extrait une fois la mine opérationnelle, à un prix fixé à 20 % du cours spot. Ce mécanisme, combiné à la trésorerie existante de la société, permettrait à Cora Gold de couvrir l’ensemble de ses besoins jusqu’à l’entrée en exploitation.
« Ce financement aurifère constitue une avancée décisive pour le projet Sanankoro. Il réduit significativement les risques et nous permet d’envisager un développement entièrement financé », a indiqué Bert Monro, directeur général de la compagnie.
Selon l’étude de faisabilité publiée en septembre 2025, le développement de Sanankoro nécessite un investissement global estimé à 124 millions de dollars. Le projet prévoit une production moyenne d’environ 47 000 onces d’or par an sur une durée de vie de 10,2 ans, avec un pic attendu à 64 000 onces durant les premières années d’exploitation.
Si ces volumes restent modestes à l’échelle des grands projets aurifères du pays, Cora Gold mise sur un potentiel d’extension des ressources et une montée en puissance progressive de la production. Cette approche s’inscrit dans une stratégie de développement par phases, adaptée au profil du gisement.
La concrétisation du projet demeure toutefois conditionnée à plusieurs étapes clés, notamment la finalisation de l’accord avec Eagle Eye Asset Holdings, encore soumis aux validations réglementaires, ainsi que l’obtention des permis miniers nécessaires auprès des autorités du Mali.
Dans un pays où l’or représente le principal produit d’exportation, la mise en production de Sanankoro pourrait générer des retombées économiques significatives, tant en termes de recettes fiscales que de création d’emplois, dans un contexte de renouvellement progressif du portefeuille minier national.




