Ghana : Vivo Energy s’associe à l’ATI pour professionnaliser les mécaniciens du secteur informel

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Vivo Energy continue de densifier ses partenariats locaux au Ghana. La filiale ghanéenne du négociant pétrolier — présent sur 28 marchés africains avec quelque 4 000 stations-service — a signé vendredi 29 mai un protocole d’accord avec l’Applied Technology Institute (ATI) pour former de jeunes mécaniciens issus du secteur informel. L’initiative s’inscrit dans le cadre du Mechanic Advocacy Programme de la compagnie.

Formation technique et entrepreneuriat au menu

Le programme combinera cours théoriques et formation pratique, avec un accent sur les compétences techniques, la culture de la sécurité et le professionnalisme dans le secteur automobile. Au-delà de l’employabilité, il ambitionne de soutenir l’entrepreneuriat en préparant les participants à créer leurs propres ateliers ou centres de service.

« L’industrie automobile et des lubrifiants continue d’évoluer rapidement, créant une demande croissante de professionnels hautement qualifiés », a souligné Christian Li, directeur général de Vivo Energy Ghana, lors de la cérémonie de signature.

Une démarche volontaire dans un pays à fort chômage des jeunes

Le contexte social ghanéen donne tout son sens à l’initiative. Selon le rapport pays 2025 de la Banque africaine de développement, le taux de chômage national atteint 21,7 %, avec une concentration particulièrement marquée chez les 15-24 ans — une population qui évolue souvent dans le secteur informel faute d’accès à une formation structurée.

Si la réglementation ghanéenne sur le contenu local dans le secteur pétrolier impose des quotas d’emplois nationaux dans l’exploration-production, Vivo Energy, qui opère dans la distribution, n’y est pas directement soumis. Ce partenariat relève donc d’un engagement volontaire, aligné sur l’esprit de la politique nationale de développement des compétences locales.

Un ancrage local qui s’étoffe

Avec cet accord, Vivo Energy Ghana élargit un portefeuille d’engagements territoriaux déjà constitué : la compagnie avait précédemment signé un partenariat avec l’université Kwame Nkrumah de Science et Technologie (KNUST) et lancé le programme She’ll Fix, dédié à la formation des femmes à l’entretien automobile. Autant d’initiatives qui construisent, au-delà du réseau de distribution Shell dont elle détient la licence au Ghana, une présence ancrée dans le tissu économique et social local.

A.S.

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