La Commission européenne a confirmé un financement de 21 millions de dollars en faveur du projet ferroviaire Tema-Mpakadan, selon des informations attribuées à la Ghana Railway Development Authority (GRDA). Ces fonds serviront à achever les travaux techniques nécessaires sur cette ligne de 97,7 km et à accélérer sa pleine exploitation commerciale — une mise en service qui s’avère plus complexe que prévu.
Des équipements défaillants identifiés à l’audit
Un audit récent a révélé que plusieurs systèmes essentiels n’étaient pas entièrement opérationnels lors de la mise en service initiale : signalisation, sonorisation publique, contrôle des passages à niveau et aiguillages ferroviaires. Ces défaillances limitent actuellement les capacités d’exploitation de l’axe et soulèvent des questions de sécurité opérationnelle. Le financement européen vise précisément à corriger ces insuffisances. En parallèle, l’autorité ferroviaire a réceptionné fin juin deux nouvelles locomotives et 20 wagons de marchandises pour renforcer le parc disponible sur la ligne.
Un corridor vers le Burkina Faso, le Mali et le Niger
L’enjeu dépasse le seul Ghana. À plus long terme, le corridor Tema-Mpakadan est conçu comme la première étape d’une extension ferroviaire vers le Burkina Faso, avec pour objectif de connecter les pays sahéliens enclavés — Mali et Niger en tête — au port de Tema, l’un des principaux points d’accès maritimes d’Afrique de l’Ouest.
Pour les opérateurs logistiques et les exportateurs de la sous-région, la fiabilisation de cet axe représente une alternative complémentaire aux corridors routiers existants, dans un contexte où la demande en transport de marchandises entre la côte et l’hinterland sahélien ne cesse de progresser avec l’intensification des échanges régionaux.
B.S.




