Le Groupe consultatif organisé par la Côte d’Ivoire les 8 et 9 juillet à Abidjan a produit des résultats supérieurs aux attentes sur les deux journées. La première, dédiée aux partenaires techniques et financiers, a dégagé 47 820 milliards FCFA d’intentions de financement pour les projets publics prioritaires — près de quatre fois l’objectif initial de 11 138 milliards FCFA. La seconde journée, consacrée au secteur privé, a permis au CEPICI de récolter 28 244 milliards FCFA d’intentions d’investissement, issues de 79 expressions d’intérêt dont 72 lettres d’intention fermes.
Ces résultats sont présentés dans une note transmise mardi 21 juillet à l’AIP par le Centre de promotion des investissements, qui a conduit durant plusieurs mois une campagne de promotion internationale articulée autour de roadshows, missions économiques et rencontres avec des investisseurs ciblés.
Énergie, mines, industrie, agro-industrie et numérique au cœur des intentions
Les intentions d’investissement couvrent l’ensemble des secteurs prioritaires du PND 2026-2030 : énergie, hydrocarbures, ressources minières, industrie, agriculture et agro-industrie, numérique, infrastructures, santé et transports. Aucune ventilation par secteur n’a été communiquée.
Le PND est estimé à 114 840 milliards FCFA, dont 70,2 % — soit environ 80 600 milliards — attendus du secteur privé. Les 28 244 milliards annoncés par le CEPICI représentent environ 35 % de cet objectif privé, signalant une appétence réelle des investisseurs pour le marché ivoirien.
La conversion des intentions en projets, défi décisif
Le principal enjeu est désormais celui de la concrétisation. Des intentions d’investissement et des lettres de financement ne constituent pas des décaissements — comme l’a rappelé l’expérience du précédent Groupe consultatif de 2022, où les engagements annoncés avaient atteint 168 % de l’objectif, avec un taux de réalisation à surveiller sur la durée. La transformation de ces 28 244 milliards FCFA en projets effectifs dépendra de la rapidité des procédures administratives, de la sécurisation juridique des investissements et de la capacité du CEPICI et des ministères sectoriels à assurer un suivi actif des investisseurs dans la durée.
Y.H.




