Côte d’Ivoire : Les premiers lingots du sous-sol de Yaouré sont sortis de terre

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Pionnière du secteur minier ivoirien avec le lancement de la première mine d’or souterraine mécanisée du pays, la compagnie Perseus Mining passe une étape décisive. Un peu plus d’un an après l’approbation du projet, la société australienne enregistre ses premiers volumes d’or extraits des profondeurs du complexe de Yaouré, confirmant ainsi la montée en puissance de cette extension stratégique.

Premiers résultats opérationnels au 1er semestre

L’extension souterraine vient d’apporter sa toute première contribution à la production globale du site :

  • Production souterraine : 10 078 onces d’or extraites au premier semestre.
  • Minerai traité : 114 897 tonnes issues de la nouvelle section souterraine.
  • Production totale du site : 75 478 onces sur la période (incluant 65 400 onces provenant des fosses à ciel ouvert toujours en activité).

Ce jalon fait suite au premier tir de mine survenu en avril dernier, qui avait officialisé le démarrage de l’extraction commerciale du gisement.

Un impératif : Enrayer le déclin et prolonger la mine jusqu’en 2037

Historiquement exploitée à ciel ouvert, la mine de Yaouré voyait ses volumes s’essouffler. La production totale du complexe est tombée à 162 928 onces pour l’exercice fiscal 2026 (juillet 2025 – juin 2026), contre 262 239 onces un an auparavant.

L’objectif de cette transformation est double :

  1. Pérenniser le complexe : Étendre la durée de vie opérationnelle de la mine jusqu’en 2037 au moins.
  2. Soutenir le rendement : À terme, l’exploitation souterraine doit fournir près de 50 % de la production totale du site.

Budget, retombées locales et dynamique sectorielle

Fiche d’identité du projet :

  • Investissement total : 118,2 millions USD (dont 89,6 millions USD déjà engagés).
  • Actionnariat : Perseus Mining (90 %), État ivoirien (10 %).
  • Impact social : Plus de 1 200 emplois, dont 93 % occupés par des nationaux.

Ce succès opérationnel ouvre la voie à une nouvelle ère pour le secteur minier ivoirien. D’autres acteurs majeurs emboîtent le pas, à l’image de Fortuna Mining, qui étudie actuellement la possibilité de développer une infrastructure souterraine similaire sur son gisement de Séguéla.

A.S.

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