Le gouvernement togolais a réuni jeudi 30 juillet à Lomé les organisations patronales, des entreprises et des bailleurs de fonds pour définir la contribution du secteur privé à la stratégie de développement Vision 2040 — qui vise un doublement du PIB par habitant et un taux de pauvreté ramené sous 15 %. L’atelier, présidé par la ministre secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Sandra Ablamba Johnson, s’inscrit dans le prolongement d’un séminaire gouvernemental tenu en juin.
Un stock d’IDE à 2,06 milliards de dollars, en hausse de 27,3 % en 2025
Le gouvernement a présenté des indicateurs d’attractivité en progression. Le stock d’investissements directs étrangers a progressé de 27,3 % en 2025 à 2,063 milliards de dollars. Les autorités mettent également en avant le développement de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), au nord de Lomé, et la modernisation des procédures douanières et foncières comme signaux positifs pour les investisseurs. « L’atteinte de ces objectifs nécessite une transformation structurelle de l’économie », a déclaré Mme Johnson, plaidant pour un modèle de croissance davantage tiré par l’investissement privé.
Agro-industrie, logistique et énergie au cœur des travaux sectoriels
Les échanges ont porté sur trois secteurs prioritaires — agro-industrie, logistique et transports, énergie — avec des retours d’expérience du Maroc et de Maurice présentés comme modèles de développement par l’investissement privé. « Le secteur privé s’engage à accroître significativement ses investissements dans les secteurs prioritaires », a affirmé Charles Kokouvi Gafan, président de l’Association des grandes entreprises du Togo. La SFI, représentée par Nathalie Kouassi Akon, directrice de la division Golfe de Guinée, figurait parmi les institutions financières présentes.
Des engagements réciproques à préciser d’ici fin 2026
L’atelier marque une étape de consultation, non d’engagement formel. Le gouvernement togolais doit encore préciser, d’ici la fin de l’année, les contreparties qu’il offrira aux opérateurs privés en échange de leurs investissements dans les secteurs prioritaires — un exercice de clarification qui conditionnera la crédibilité de la démarche auprès des investisseurs, notamment étrangers, qui attendent des engagements concrets sur la stabilité réglementaire, le foncier et l’accès aux marchés régionaux via le Port autonome de Lomé.
Y.H.




