La banque Bank of Africa Sénégal a enregistré un résultat net de 21,9 milliards de francs CFA (38,6 millions de dollars) au titre de l’exercice 2025, contre 19,9 milliards FCFA en 2024, soit une progression de 10,1 %. Cette performance repose principalement sur la hausse du produit net bancaire (PNB) et une maîtrise du coût du risque.
Une progression du produit net bancaire
Le produit net bancaire s’est établi à 51,9 milliards FCFA à fin 2025, contre 49,6 milliards FCFA un an plus tôt, représentant une croissance annuelle de 4,6 %. Cette évolution est liée à l’augmentation des revenus tirés des intérêts et des commissions, soutenue par l’activité de crédit et les services bancaires.
Dans ce contexte, le résultat brut d’exploitation a progressé de 7 %, atteignant 29 milliards FCFA, contre 27,1 milliards FCFA en 2024. De son côté, le résultat avant impôt s’est élevé à 25,1 milliards FCFA, soit une hausse de 10,1 % par rapport aux 22,8 milliards FCFA enregistrés l’année précédente.
Un coût du risque en légère baisse
La banque a également enregistré une légère baisse du coût du risque, qui s’établit à 4,346 milliards FCFA, contre 4,429 milliards FCFA en 2024. Cette évolution traduit, selon l’établissement, une gestion prudente du portefeuille de crédits dans un environnement où les besoins de financement des entreprises et des ménages restent élevés.
Maintien de la politique de dividendes
Au regard de ces résultats, Bank of Africa Sénégal a confirmé le versement d’un dividende net de 450 FCFA par action, pour une valeur nominale de 1 000 FCFA. Le paiement est prévu pour début juin 2026.
Cette décision s’inscrit dans la continuité de la politique de distribution de dividendes de la banque, qui reste l’unique établissement sénégalais coté à la Bourse régionale des valeurs mobilières.
Une réaction positive du marché
Sur le marché boursier, l’action BOA Sénégal a enregistré une progression de 2,35 % le 18 mars, pour atteindre 6 980 FCFA. Cette évolution reflète l’intérêt des investisseurs pour le titre, dans un contexte où les performances financières et la politique de distribution de dividendes constituent des indicateurs clés pour les acteurs du marché.
À moyen terme, la trajectoire de la banque dépendra notamment de sa capacité à maintenir la croissance de ses revenus, maîtriser ses coûts et adapter son offre aux besoins du marché sénégalais.




