Genre et développement : la BIDC renforce ses capacités en vue d’une transformation institutionnelle inclusive

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La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) accélère l’intégration de l’égalité de genre dans ses pratiques. L’institution a organisé, du 31 mars au 2 avril 2026 à Lomé, un atelier de renforcement des capacités destiné aux membres de son Comité pour l’Égalité de Genre, dans le cadre du déploiement du Sceau de l’Égalité de Genre pour les Institutions Publiques (GES-PI).

Cette initiative, conduite en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement, s’inscrit dans une dynamique de transformation institutionnelle visant à intégrer de manière systématique les enjeux de genre dans les politiques, la gouvernance et les opérations de la Banque.

Un cadre structurant pour l’intégration du genre

Le GES-PI constitue un référentiel international reconnu, permettant aux institutions publiques d’évaluer et de renforcer leur performance en matière d’égalité de genre. À travers ce programme, la BIDC entend aligner ses interventions sur les standards internationaux, notamment l’Objectif de développement durable 5 et la Déclaration de Beijing.

En ouverture des travaux, Dr Francis Ezin, Directeur de l’Administration et des Services généraux, a réaffirmé l’ambition de la Banque de faire de la parité de genre et de l’autonomisation des jeunes des axes structurants de sa future stratégie 2026-2030.

Des outils opérationnels pour une transformation concrète

Les participants ont été formés aux méthodologies d’autoévaluation institutionnelle, une étape clé du processus d’obtention du Sceau. Les travaux ont porté sur cinq dimensions prioritaires : la planification et la gestion sensibles au genre, l’architecture institutionnelle, l’environnement de travail, les mécanismes de redevabilité ainsi que l’impact des politiques publiques.

L’atelier a également permis d’identifier des leviers concrets pour renforcer l’intégration transversale du genre dans les opérations de la Banque, en cohérence avec les standards du système des Nations unies et les exigences de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.

Vers une feuille de route stratégique

À l’issue de cette session, la BIDC prévoit de lancer son autoévaluation institutionnelle, préalable à l’élaboration d’un plan d’action structuré. L’objectif est de renforcer la participation des femmes aux instances de gouvernance, d’améliorer l’impact de ses interventions et de consolider son rôle dans la promotion d’un développement inclusif au sein de l’espace CEDEAO.

À travers cette démarche, l’institution confirme sa volonté d’intégrer pleinement les enjeux de genre comme levier de performance et de transformation économique à l’échelle régionale.

B.S.

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