BICICI : un bénéfice net en forte hausse, porté par le PNB et une stratégie prudente d’allocation des actifs

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La BICICI confirme la solidité de sa trajectoire financière en 2025. L’établissement bancaire a enregistré un bénéfice net de 36,5 milliards FCFA, en progression de 39,3 % par rapport à l’exercice précédent, selon ses états financiers arrêtés au 31 décembre.

Une performance tirée par le produit net bancaire

Cette dynamique repose principalement sur la hausse du produit net bancaire (PNB), qui atteint 79,5 milliards FCFA, contre 68 milliards en 2024, soit une progression de près de 17 %. Cette évolution s’explique par la bonne tenue des revenus d’intérêts et des commissions, dans un contexte d’activité soutenue.

Parallèlement, la maîtrise des charges a contribué à renforcer la rentabilité. Les charges générales d’exploitation sont restées quasi stables à 34,2 milliards FCFA, tandis que le coût du risque, légèrement en hausse à 1,5 milliard FCFA, demeure contenu. Le résultat d’exploitation ressort ainsi à 40,6 milliards FCFA, en nette amélioration par rapport aux 28,8 milliards enregistrés un an plus tôt.

Avec un total bilan de 1126 milliards FCFA et des capitaux propres de 120,5 milliards FCFA, la banque consolide sa position dans le paysage financier ivoirien.

Arbitrage en faveur des titres publics

Malgré ces résultats, l’évolution du portefeuille d’activités traduit un repositionnement stratégique. Les crédits à la clientèle reculent à 524,4 milliards FCFA, contre près de 565 milliards en 2024, alors même que les dépôts progressent de 16 %, pour atteindre près de 953 milliards FCFA.

Cette liquidité supplémentaire a été majoritairement orientée vers les titres publics, dont l’encours dépasse désormais 400 milliards FCFA, contre 282 milliards un an auparavant.

Ce choix d’allocation traduit une préférence pour des actifs jugés moins risqués, dans un environnement où les rendements des titres souverains restent attractifs. S’il permet de sécuriser les revenus et d’optimiser la gestion du bilan, cet arbitrage limite en revanche la contribution de la banque au financement direct de l’économie réelle, notamment des entreprises.

Dans un contexte régional marqué par une forte sollicitation du marché de la dette publique, cette orientation illustre les arbitrages croissants opérés par les établissements bancaires entre rentabilité, gestion des risques et soutien à l’activité économique.

A.N.

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