Face aux contraintes du réseau et à la hausse des coûts énergétiques, les industriels ouest-africains accélèrent leur transition vers des solutions autonomes. Dans ce contexte, Daystar Power poursuit le déploiement de son portefeuille avec un nouveau projet au Ghana.
La filiale du groupe Shell a annoncé la signature d’un contrat avec Olam Agri pour la construction d’une centrale photovoltaïque en toiture de 1,9 MWc. L’installation sera déployée sur un site agro-industriel situé à Kpong, dans le corridor industriel de Tema.
Une réponse aux contraintes énergétiques industrielles
Conçue pour fonctionner en complément du réseau, la centrale vise à sécuriser l’alimentation électrique du site tout en réduisant la dépendance aux générateurs diesel. Daystar Power prendra en charge l’ensemble du cycle du projet, de la conception à l’exploitation, en passant par l’intégration aux infrastructures existantes.
Si les détails financiers n’ont pas été communiqués, ce type d’installation permet généralement aux industriels de maîtriser leurs coûts énergétiques dans un environnement marqué par l’instabilité du réseau et la volatilité des prix des carburants.
Un partenariat régional en expansion
Ce projet s’inscrit dans une collaboration déjà structurée entre Daystar et Olam en Afrique de l’Ouest. Il s’agit de la troisième installation réalisée pour le groupe au Ghana, après des projets similaires pour Olam Biscuit et Olam Culinary.
Au Nigeria, la relation entre les deux acteurs est encore plus avancée. Daystar y a déjà équipé sept sites industriels du groupe, confirmant une stratégie d’électrification progressive des opérations.
Une stratégie portée par la demande industrielle
Au-delà de ce partenariat, Daystar Power déploie une stratégie régionale centrée sur les zones industrielles à forte consommation énergétique. Au Nigeria, l’entreprise a récemment porté à 14,7 MW sa capacité installée dans la zone d’Agbara, alimentant huit entreprises.
Cette dynamique s’accompagne du développement de solutions hybrides intégrant le stockage, afin d’optimiser l’utilisation de l’énergie solaire et de pallier les limites des réseaux électriques nationaux.
À travers ces projets, le solaire s’impose progressivement comme une alternative crédible pour les industriels ouest-africains, à la croisée des enjeux de compétitivité, de sécurité énergétique et de transition bas carbone.
B.S.




