La signature lundi 1er juin des accords financiers pour la centrale à cycle combiné de Songon — 372 MW, 423 milliards FCFA — s’inscrit dans une trajectoire sectorielle plus large que le seul projet. Elle illustre la dynamique d’un pays qui a plus que doublé sa capacité de production électrique en treize ans, passant de 1 391 MW en 2011 à 3 019 MW en 2024, soit une progression de 117 %.
2,8 milliards de kWh supplémentaires par an
La future centrale de Songon, dont la construction sera assurée par Energy China International selon un modèle investissement-construction-exploitation, devrait produire environ 2,8 milliards de kWh par année et alimenter plus de 31 millions d’habitants. Pour Abidjan en particulier, l’infrastructure est présentée comme un levier de soulagement de la pression énergétique sur la métropole, dans un contexte de demande nationale qui progresse à un rythme estimé entre 10 % et 15 % par an.
94,3 % d’électrification, mais des zones rurales encore en retrait
Sur le front de l’accès, les résultats du Programme Électricité Pour Tous (PEPT) sont significatifs : 2 278 150 branchements réalisés entre 2014 et 2024, portant le taux d’électrification à 94,3 % selon les données du dernier recensement, avec 98,6 % de la population couverte selon les chiffres gouvernementaux. Des écarts subsistent néanmoins dans certaines zones rurales, et des perturbations du réseau ont été signalées en début d’année.
Un plan à l’horizon 2040 pour solder les déficits restants
D’ici 2030, le gouvernement entend construire plusieurs nouveaux ouvrages de production, de transport et de distribution dans le cadre d’un plan d’investissement à horizon 2040, conçu pour intégrer les exigences de la transition énergétique. Les objectifs sont chiffrés : taux d’accès porté à 100 %, et temps moyen de coupure ramené à moins de 15 heures annuelles, contre 16 h 24 en 2020. Un cap qui conditionne directement la compétitivité des zones industrielles et la qualité de service offerte aux entreprises installées sur le territoire.
A.S.




