Le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, a présenté lundi 20 juillet à Abidjan les objectifs macroéconomiques du Plan national de développement 2026-2030. Le PND cible un taux de croissance moyen de 7,2 % par an sur la période — avec une progression de 6,7 % en 2026 à 7,6 % en 2030 — et un PIB par habitant porté de 3 148 dollars actuellement à 4 500 dollars d’ici 2030, soit une hausse de 43 %. L’objectif est de hisser la Côte d’Ivoire au rang des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure avant la fin de la décennie.
3 millions d’emplois formels et une pauvreté ramenée sous 20 %
Sur le plan social, les cibles sont ambitieuses. Le taux de pauvreté doit passer de 37,5 % à moins de 20 %, la population en emploi progresser de 11,5 à 14 millions de personnes et le nombre d’emplois formels doubler, de 1,5 million à plus de 3 millions. L’indice de capital humain est appelé à progresser de 0,38 à 0,7, l’espérance de vie à la naissance à atteindre 65 ans et le taux de mortalité infantile à descendre sous 35 pour mille.
Un taux de pression fiscale à porter de 15,4 % à 18 %
Sur le plan des finances publiques, le gouvernement entend relever le taux de pression fiscale de 15,4 % à 18 % du PIB d’ici 2030 grâce à un élargissement de l’assiette — une progression nécessaire pour financer un plan d’investissement dont 70,2 % des besoins sont attendus du secteur privé, mais qui suppose une amélioration significative de la capacité de l’État à mobiliser ses propres ressources.
L’atteinte de ces objectifs, a souligné le ministre Diarrassouba, « nécessitera une forte mobilisation de l’État, du secteur privé, des partenaires techniques et financiers ainsi que des collectivités territoriales » — une feuille de route dont le premier test grandeur nature se tient les 8 et 9 juillet lors du Groupe consultatif des bailleurs à Abidjan, où le gouvernement cherche à mobiliser 11 138 milliards FCFA auprès de ses partenaires extérieurs.
Y.H.




