G24 : Fadhel KABOUB invite l’Afrique à un changement radical des politiques publiques

Date :

Partager l'article :

Fadhel Kaboub, un universitaire tunisien basé aux États-Unis, a appelé les pays du G24 réunis à Abidjan (Côte d’Ivoire) à revoir radicalement la structure de leurs économies. Il a mis en évidence les déficiences structurelles des économies africaines, telles que l’insuffisance de la souveraineté alimentaire, de la souveraineté énergétique et la faible valeur ajoutée des exportations par rapport aux importations, qui reposent fortement sur des facteurs économiques externes tels que les prix des ressources naturelles et les flux financiers.

Kaboub a exprimé des doutes quant à la renégociation de la dette africaine, considérant que cela pourrait être un piège pour les pays qui ont déjà emprunté cette voie. Il a également soulevé des inquiétudes concernant les politiques des banques centrales, qui pourraient aggraver les problèmes en augmentant les taux sans apporter de solutions viables aux problèmes d’inflation persistants.

Le fonds saoudien du financement du développement a également souligné que la restructuration de la dette ne suffit pas pour aider les pays, et a encouragé les pays africains à mettre en œuvre des stratégies visant à renforcer leurs économies, à avoir une voix dans les discussions et à promouvoir la transparence et la responsabilité.

Le commerce africain avec le reste du monde reste principalement axé sur l’exportation de matières premières à faible valeur ajoutée et l’importation de biens et services à haute valeur ajoutée, ce qui limite le développement économique durable du continent.

Les pays du G24, dont certains sont en Afrique, se réunissent à Abidjan pour discuter de stratégies visant à promouvoir une finance plus durable et un développement économique durable. Ils abordent également d’autres sujets tels que les relations avec les agences de notation et les réformes fiscales de l’OCDE. La nécessité de politiques visant à réduire la dépendance aux ressources extérieures et à limiter les importations de biens que le continent peut produire fait également partie des discussions.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

spot_img

Articles similaires

Guinée : Nimba Mining Company choisit Glencore pour sa bauxite et vise 10 millions de tonnes en 2026

Nimba Mining Company, l'entité créée par l'État guinéen en 2025 pour mieux contrôler la commercialisation de ses ressources...

Côte d’Ivoire : le CCAK lance le recensement des producteurs d’anacarde, première étape vers une traçabilité de la filière

Le Conseil Coton Anacarde Karité (CCAK) a officiellement lancé le 11 août à Korhogo le Projet d'Identification des...

Cacao ivoirien : traçabilité obligatoire au 1er septembre, coalition africaine à 75 % de la production mondiale et objectif de 50 % de transformation...

À quelques semaines de l'ouverture de la campagne principale 2026/2027, la Côte d'Ivoire accélère sur trois fronts simultanés...

Sénégal : Senelec signe avec Huawei pour deux nouvelles centrales solaires de 50 MW, dans une accélération portée par les équipements chinois

Senelec et Huawei ont signé mardi 11 août à Shenzhen un protocole d'accord portant sur deux centrales photovoltaïques...