Nigéria : vers l’opérationnalisation rapide des raffineries en cours de réhabilitation

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Le Nigéria est en train d’exécuter une campagne étendue de réhabilitation de ses quatre raffineries de pétrole, dans le but d’accélérer leur remise en service. Cette initiative survient alors que le pays a récemment mis fin à la subvention des carburants, et vise à renforcer les capacités de raffinage en vue de réduire les dépendances extérieures.

Le nouveau ministre nigérian du Pétrole, Heineken Lokpobiri, a exprimé l’engagement de l’État dans cette entreprise le lundi 28 août. Selon lui, l’objectif est de relancer progressivement les quatre raffineries d’ici la fin de l’année prochaine.

Ce plan s’inscrit dans le contexte de l’augmentation des capacités de raffinage du pays. Les quatre raffineries, dont deux à Port Harcourt, une à Warri et une à Kaduna, seront les principaux acteurs de cette initiative une fois réactivées. Collectivement, elles peuvent traiter environ 445 000 barils de brut par jour, contribuant ainsi à la réponse aux besoins en produits pétroliers du Nigéria, alors que la suppression des subventions a entraîné une hausse des prix.

Bien que l’objectif de l’État soit de rétablir ces installations stratégiques pour assurer l’autosuffisance énergétique d’ici fin 2024, les détails d’un calendrier précis n’ont pas encore été divulgués et les dates précédemment annoncées pour la relance ont été repoussées à plusieurs reprises.

Selon Lokpobiri, les deux raffineries de Port Harcourt, qui ont une capacité combinée de raffinage de 210 000 barils par jour, devraient être les premières à être opérationnelles. « D’après nos évaluations actuelles, les raffineries de Port Harcourt devraient redémarrer d’ici la fin de l’année », a déclaré le ministre lors d’une visite récente sur les sites. Les raffineries de Warri et de Kaduna devraient recommencer à traiter le brut en 2024.

Selon les informations publiées par le Parlement nigérian en juin, le coût total de ces travaux de réhabilitation s’élèverait à 25 milliards de dollars pour l’État.

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