Côte d’Ivoire : le gouvernement appelle à intensifier la lutte contre l’orpaillage illégal

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Le ministre ivoirien de l’Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Abou Bamba, a appelé à une mobilisation accrue des autorités et des populations pour lutter contre l’orpaillage illégal dans les 31 régions du pays.

Cet appel a été lancé le 27 février 2026 à Daoukro, dans la région du N’Zi, lors de la cérémonie officielle de lancement des activités de lutte contre l’exploitation aurifère illégale et de réhabilitation des terres dégradées dans le cadre du Abidjan Legacy Program (ALP).

Selon le ministre, la lutte contre ce phénomène nécessite un renforcement de la gouvernance environnementale ainsi qu’une application rigoureuse des textes en vigueur. « Il y a un nouveau code de l’Environnement. Nous appelons les officiers de police judiciaire et tous ceux qui sont assermentés à faire appliquer la loi, à le faire dans son intégralité », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé que des magistrats ont été formés dans le cadre du programme afin de renforcer la judiciarisation du droit de l’environnement et de permettre que les auteurs d’infractions environnementales soient poursuivis devant les juridictions compétentes.

Restaurer les écosystèmes dégradés

La coordonnatrice de l’initiative, Binta Touré, a indiqué que les actions prévues visent non seulement à lutter contre l’orpaillage illégal, mais aussi à restaurer les écosystèmes dégradés sur l’ensemble du territoire ivoirien.

Dans un premier temps, des interventions structurées seront menées dans les régions de l’Iffou et de la Marahoué. Elles comprendront notamment la cartographie des sites affectés, la réhabilitation écologique par le reboisement et l’agroforesterie, ainsi que l’accompagnement des communautés locales vers des activités économiques durables.

Le programme prévoit également d’intégrer les dimensions liées au genre, à la jeunesse et à la résilience climatique, afin d’assurer une approche inclusive et durable de la restauration des terres dégradées.

Une mobilisation locale attendue

Présente à la cérémonie au nom de la municipalité de Daoukro, la troisième adjointe au maire, Suzanne Konan, a salué le lancement des activités cartographiques et de réhabilitation des terres, qui s’est accompagné d’un atelier d’échanges réunissant plusieurs acteurs autour de la problématique de l’orpaillage illégal.

Elle a également appelé les populations locales à s’impliquer activement dans cette lutte afin de garantir l’atteinte des objectifs du programme.

Créé en 2022, le Abidjan Legacy Program a déjà identifié plus de 1 600 sites d’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire. L’initiative ambitionne désormais de réhabiliter environ 4 500 hectares de terres dégradées d’ici 2030, dans le cadre des efforts nationaux de protection de l’environnement et de développement durable.

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