Burkina Faso : un prêt de la BAD de 46,1 milliards FCFA pour renforcer les infrastructures de transport

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Le gouvernement du Burkina Faso a ratifié un prêt de 46,1 milliards de francs CFA (environ 80,3 millions de dollars) accordé par la Banque africaine de développement pour soutenir le développement de son réseau de transport. Ce financement est destiné à la mise en œuvre du Projet d’appui au secteur des transports (PAST), un programme visant à améliorer la mobilité intérieure, à désenclaver certaines régions et à renforcer l’intégration sous-régionale.

Les autorités burkinabè considèrent ce projet comme un instrument stratégique pour combler les déficits d’infrastructures routières qui continuent de limiter la circulation des personnes et des marchandises dans le pays. Selon la Banque africaine de développement, le Burkina Faso dispose en effet de l’un des réseaux routiers les moins développés d’Afrique de l’Ouest.

En 2024, le pays comptait 15 272 km de routes classées, dont 4 133 km de routes bitumées, soit environ 27,1 % du réseau. À ces infrastructures s’ajoutent 46 095 km de pistes rurales, parmi lesquelles 17 324 km sont aménagées. Toutefois, seules 2 962,77 km de routes bitumées sont considérées en bon état, ce qui représente 31,83 % du réseau bitumé et à peine 10,63 % de l’ensemble du réseau classé.

Le projet PAST prévoit plusieurs interventions destinées à améliorer durablement ces infrastructures. Sur le plan physique, il inclut la réhabilitation de 193 km de routes régionales, 110 km de routes nationales et 60 km de voies ferroviaires. Il prévoit également l’entretien périodique de 270 km de routes, afin de faciliter l’accès aux zones à fort potentiel économique et aux services sociaux de base.

Au-delà des travaux d’infrastructures, le programme comporte aussi un important volet institutionnel. Les financements permettront notamment l’acquisition de cinq brigades d’engins de travaux publics, le renforcement des systèmes de planification et de gestion de l’entretien routier, ainsi que la formation de personnel technique au niveau régional.

Le projet inclut également des investissements destinés à réhabiliter ou construire des garages et des ateliers de maintenance, afin d’améliorer les capacités locales d’entretien des équipements.

À terme, la Banque africaine de développement estime que le projet devrait contribuer à améliorer les conditions de circulation, réduire les coûts et les délais de transport, tout en soutenant le développement des économies locales et la résilience des populations dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et logistiques persistants.

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