La dynamique de l’exploration minière se confirme en Côte d’Ivoire, portée par un afflux croissant de capitaux vers les sociétés juniors. Dernier exemple en date : Koulou Gold Corp., qui a annoncé la clôture d’une levée de fonds de 30 millions de dollars canadiens (21,8 millions USD).
Un financement pour renforcer les activités d’exploration
Cette opération, structurée sous forme de placement privé d’actions, permettra de financer les travaux d’exploration aurifère en cours sur les projets ivoiriens de la société. Elle servira également à soutenir le développement de nouvelles opportunités et à couvrir les besoins en fonds de roulement.
Parmi les investisseurs ayant participé à l’opération figurent Endeavour Mining plc et Nioko Resources, qui détiennent désormais chacun environ 19 % du capital.
Depuis 2024, Koulou Gold Corp. élargit progressivement son portefeuille en Côte d’Ivoire. En 2025, la société a notamment intégré le permis d’Assuéfry, en complément des projets de Sakassou et Kouto. Les premières campagnes ont permis d’identifier plusieurs cibles prometteuses, sans qu’aucun gisement ne soit encore formellement délimité à ce stade.
Une montée en puissance des juniors minières
Cette levée de fonds s’inscrit dans une tendance plus large observée dans le pays. Selon S&P Global Market Intelligence, la Côte d’Ivoire a été en 2025 la première destination africaine pour les investissements en exploration minière, avec 186 millions USD mobilisés.
Depuis le début de l’année 2026, plusieurs sociétés ont engagé des opérations similaires :
- Kobo Resources a annoncé une levée de plus de 5 millions CAD pour son projet Kossou
- Aurum Resources a mobilisé 28,8 millions AUD pour Boundiali et Napié
- Thor Explorations a alloué jusqu’à 10 millions USD à ses activités de prospection
Ces initiatives traduisent une intensification des investissements dans l’exploration aurifère, portée par la hausse des prix de l’or et par un environnement jugé favorable.
Une juridiction minière de plus en plus attractive
La Côte d’Ivoire confirme son positionnement comme pôle minier majeur en Afrique de l’Ouest. Le pays ambitionne de doubler sa production d’or d’ici 2030, en s’appuyant sur un climat des affaires attractif.
Selon le Fraser Institute, il s’est classé en 2025 comme la première juridiction minière ouest-africaine en termes d’attractivité pour les investisseurs.
Dans ce contexte, l’intérêt des juniors et des investisseurs internationaux ne cesse de croître, renforçant la compétition pour l’accès aux permis et aux zones prometteuses.




