Ghana : 500 millions de dollars de la Banque mondiale pour désenclaver les zones agricoles rurales

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La Banque mondiale vient d’approuver un financement de 500 millions de dollars en faveur du Ghana pour le Projet d’accès aux marchés et de connectivité (GMACP). Sur cinq ans, le programme ciblera la réhabilitation et l’entretien de plus de 1 000 kilomètres de routes rurales dans neuf régions du pays, des zones qui concentrent l’essentiel de la production de maïs, riz, igname et manioc.

Des routes agricoles pour réduire les pertes post-récolte

L’enjeu est directement économique. La dégradation du réseau routier rural au Ghana se traduit par des coûts de transport élevés, un accès limité des producteurs aux marchés et des pertes post-récolte significatives — autant de facteurs qui plombent la rentabilité des petits exploitants et fragilisent les filières agricoles. Les régions ciblées par le GMACP — Haut-Ouest, Nord, Savane, Oti, Volta, Est, Ashanti, Bono et Ouest — figurent parmi les principaux bassins de production du pays, mais restent parmi les moins bien connectées au reste de l’économie nationale.

En améliorant la praticabilité de ces axes tout au long de l’année, le projet vise à fiabiliser les chaînes d’approvisionnement, ouvrir de nouveaux débouchés aux producteurs et améliorer la disponibilité des denrées sur le marché intérieur.

Un maillon dans une stratégie d’investissement plus large

Ce financement s’inscrit dans un programme d’infrastructure routière plus ambitieux conduit par Accra. Pour 2026, le gouvernement a budgétisé 30,8 milliards de cedis — environ 2,6 milliards de dollars — pour la construction et la réhabilitation d’axes nationaux, régionaux et ruraux, ainsi que pour le développement de corridors transfrontaliers stratégiques. Le tout dans un pays où la route assure près de 90 % des déplacements de personnes et de marchandises, faute d’un réseau ferroviaire suffisamment développé.

Le financement de la Banque mondiale vient compléter le programme « Big Push » du gouvernement, qui prévoit la mobilisation de 10 milliards de dollars pour les infrastructures à moyen terme. Un signal fort adressé aux investisseurs et partenaires techniques : le Ghana entend faire de la connectivité rurale un levier explicite de compétitivité agricole et d’intégration économique régionale.

A.S.

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