En Côte d’Ivoire, les autorités poursuivent la structuration du dialogue entre l’État et le secteur privé. Le Comité de concertation État-secteur privé (CCESP), avec l’appui du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), a organisé le 30 avril 2026 à Abidjan un atelier stratégique consacré aux indicateurs de performance des Cadres paritaires sectoriels (CPS).
Vers une professionnalisation du dialogue public-privé
Cet atelier s’inscrit dans une dynamique de renforcement des mécanismes de concertation entre les pouvoirs publics et les acteurs économiques. Les Cadres paritaires sectoriels, présents au sein des ministères techniques, sont appelés à évoluer vers des dispositifs plus structurés, orientés vers des résultats mesurables.
Représentant la secrétaire exécutive du CCESP, Georges Copré a souligné la nécessité de dépasser le simple cadre d’échange pour faire des CPS de véritables outils de transformation économique.
Des outils au cœur de la gouvernance économique
Les CPS jouent un rôle clé dans l’identification et la résolution des contraintes sectorielles. Ils interviennent sur des enjeux variés tels que :
- la fiscalité,
- le commerce,
- l’emploi,
- l’environnement,
- et l’industrie.
En facilitant une concertation continue entre l’administration et le secteur privé, ces cadres permettent de formuler des recommandations opérationnelles et d’améliorer la qualité des politiques publiques.
Un enjeu central : mesurer l’impact réel
L’un des objectifs majeurs de la rencontre était d’introduire une culture du suivi-évaluation. Le consultant Ismahel Barry a insisté sur la nécessité de mieux quantifier l’impact des CPS sur l’environnement des affaires et sur la performance économique globale.
Les participants ont ainsi identifié plusieurs axes d’amélioration :
- une meilleure planification des activités,
- le renforcement des mécanismes de suivi,
- et la définition d’indicateurs de performance plus pertinents.
Une évolution vers une logique de résultats
À terme, les Cadres paritaires sectoriels devraient adopter une approche davantage orientée vers les résultats, fondée sur des systèmes fiables de collecte et d’analyse des données.
Cette évolution vise à renforcer la transparence, améliorer la prise de décision publique et garantir une meilleure diffusion de l’information auprès des parties prenantes.
Un levier pour améliorer le climat des affaires
En consolidant ces mécanismes de dialogue, la Côte d’Ivoire cherche à améliorer durablement son climat des affaires. Les CPS apparaissent ainsi comme des instruments clés pour aligner les politiques publiques sur les réalités du secteur privé, tout en favorisant une croissance plus inclusive et structurée.
Au-delà de l’atelier, l’enjeu sera désormais de traduire ces réflexions en dispositifs opérationnels capables de produire des résultats concrets et mesurables à l’échelle des différents secteurs économiques.
Y.H.




